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Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans a atteint 5,1 %, au plus haut depuis juillet 2007. L’inflation, la croissance et le prix toujours élevé du pétrole confortent le scénario d’une poursuite de la remontée des taux directeurs de la Réserve fédérale.
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Quinze jours ont passé depuis que Scott Bessent, le secrétaire au Trésor américain, a mis au défi les marchés de « parier » contre lui, et il doit se rendre à l’évidence, il a été pris au mot. Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans a atteint 5,1 %, mercredi 23 septembre, son plus haut niveau depuis juillet 2007, tandis que les marchés actions affichent grise mine – l’indice S&P 500 cédait 0,75 % à la clôture. « Je suis la banque, désormais », avait affirmé l’ancien gestionnaire de hedge funds (fonds spéculatifs). La banque est en train de perdre gros, très gros.
Le cocktail qui a provoqué cette nouvelle débandade sur les marchés obligataires est peu ou prou le même que les semaines précédentes : des comptes publics dégradés, une inflation inquiétante et une anticipation de hausse des taux directeurs de la part de la Réserve fédérale américaine (Fed, banque centrale). Un cercle vicieux qui fait dérailler les marchés de la dette depuis la rentrée.
Mercredi, c’est la publication du purchasing managers index, un indicateur mensuel de S&P Global considéré comme un baromètre fiable de l’économie, qui a allumé l’étincelle. Il montre une forte accélération de l’activité, notamment de la production manufacturière, ce qui fait craindre en retour une nouvelle pression sur l’inflation, déjà très élevée. D’autant que la hausse des prix reste alimentée par la flambée du coût des carburants : le baril de Brent est remonté mercredi aux environs de 100 dollars (environ 88 euros), l’essence à la pompe approche des 4,50 dollars le gallon (3,78 litres) et le diesel bat record sur record, à 6,52 dollars le gallon.
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