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Quelques heures après les déclarations du chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, qui a dit que Moscou ne fera « pas de trêve » dans sa guerre en Ukraine, plusieurs explosions puissantes ont retenti, aux premières heures de jeudi, dans la capitale ukrainienne.
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Au moins deux morts dans les frappes russes sur Kiev
« On sait déjà que deux personnes ont été tuées » à Kiev, a déploré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, sur Telegram, à propos des attaques nocturnes russes menées sur l’Ukraine.
« Une fois de plus, les principales cibles de leur attaque ont été Kiev et les infrastructures civiles, des immeubles d’habitation, une maternité, des installations énergétiques et des infrastructures logistiques », a ajouté le chef de l’Etat qui a également fait état de plusieurs blessés et de personnes coincées sous les décombres d’immeubles touchés.
Cette nouvelle attaque est survenue au moment même où, aux Etats-Unis, M. Zelensky rencontrait des membres du Congrès américain pour leur demander de renforcer les sanctions contre la Russie.
« Chaque attaque de ce type a lieu parce que la pression exercée sur l’agresseur n’est toujours pas totale, et la Russie croit qu’elle peut poursuivre sa terreur balistique », a écrit M. Zelensky sur Telegram, en réclamant également l’envoi d’intercepteurs de missiles en Ukraine.
Une personne tuée à Kiev dans une série de frappes nocturnes russes
« La capitale est attaquée par des missiles balistiques. Restez dans les abris ! » a écrit, sur Telegram, le maire de la capitale ukrainienne, Vitali Klitschko, alors qu’une alerte aux missiles russes a été déclenchée et que des explosions ont été entendues.
Selon M. Klitschko, les frappes ont fait au moins un mort et deux blessés, dans le district de Dniprovsky, dans le centre de la ville, et des personnes pourraient être coincées sous les décombres d’un des immeubles touchés.
Les autorités d’Odessa ont également fait état de frappes russes contre cette grande ville portuaire sur la mer Noire, dans le sud de l’Ukraine.
Des explosions entendues à Kiev
Une dizaine de puissantes explosions ont retenti aux premières heures de jeudi à Kiev, selon des journalistes de l’Agence France-Presse sur place. Ces explosions, qui ont déclenché les alarmes de voitures en stationnement, ont été précédées d’une alerte lancée par l’armée de l’air ukrainienne, qui a averti que des missiles balistiques russes se dirigeaient vers les régions de Kiev et Tchernihiv (nord du pays)
La capitale ukrainienne, qui compte environ 3 millions d’habitants, est depuis plusieurs jours la cible d’attaques de drones particulièrement intenses, dans un contexte de nette intensification des frappes à longue portée des deux côtés du front.
Mercredi, une série de frappes russes avaient fait au moins sept morts en Ukraine et provoqué des incendies à Kiev.
Le point sur la situation, mercredi 23 septembre à 21 heures
- Une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur l’Ukraine s’est tenue, mercredi, à New York, présidée par le chef de la diplomatie français, Jean-Noël Barrot. Ce dernier y a condamné l’utilisation par la Russie de l’hiver « comme arme de destruction massive dirigée contre la population civile ».
- Marco Rubio, secrétaire d’Etat américain, a pressé la Russie et l’Ukraine de cesser leurs frappes sur les infrastructures énergétiques, après une rencontre avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, à New York. Il a aussi déclaré que Vladimir Poutine était invité par Donald Trump au sommet du G20 à Miami.
- La Russie ne fera « pas de trêve » dans la guerre en Ukraine, a affirmé Sergueï Lavrov devant le Conseil de sécurité de l’ONU, accusant les Européens de vouloir en profiter pour approvisionner Kiev en armes.
- La paix en Ukraine nécessitera des « compromis », a dit l’ambassadeur américain à l’ONU, Mike Waltz, devant le Conseil. « Le monde est en train de perdre » dans cette guerre, a-t-il déclaré. De nombreux ministres ont aussi pris la parole, ainsi qu’Antonio Costa, président du Conseil européen.
- Volodymyr Zelensky, devant l’Assemblée nationale de l’ONU, a attaqué Vladimir Poutine, estimant qu’il était « prêt à sacrifier des milliers de soldats russes pour chaque kilomètre carré » ukrainien et appelant la communauté internationale à cibler les finances russes. Le président ukrainien a aussi tenu, mercredi matin, un sommet centré sur la Crimée, au cours duquel il a insisté sur l’« intégrité territoriale » de l’Ukraine.
- Au moins deux morts et 36 blessés ont été recensés à la suite des bombardements sur Kiev depuis mardi soir, a affirmé le maire de la capitale ukrainienne, Vitali Klitschko, dans son dernier bilan.
- L’entreprise OpenAI donnera accès à l’Ukraine à ses outils de cybersécurité les plus avancés, pour « détecter des vulnérabilités » et les corriger, a-t-elle annoncé dans un communiqué.
Les pays baltes demandent des fonds supplémentaires à Bruxelles pour lutter contre les drones
Les trois pays baltes — l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie —, Etats membres de l’Union européenne et de l’OTAN frontaliers de la Russie et de son alliée biélorusse, ont demandé des financements supplémentaires à la Commission européenne pour leur défense antidrones, a déclaré, mercredi, le ministre de la défense lituanien à l’Agence France-Presse (AFP).
« En protégeant les frontières des Etats baltes, nous protégeons aussi la frontière orientale de l’Union européenne et contribuons directement à la sécurité de nos citoyens et des Européens », a affirmé le ministre lituanien, Robertas Kaunas, sans confirmer le montant de 500 millions d’euros avancé par le quotidien finlandais Iltalehti.
Ces financements « renforceraient de façon significative nos défenses antidrones et assureraient une plus grande interopérabilité avec nos partenaires », a également soutenu le ministre. Selon lui, Tallinn, Riga et Vilnius comptent privilégier l’industrie européenne pour leurs approvisionnements.
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Les attaques russes et ukrainiennes contre la marine marchande s’étendent en mer Noire et s’intensifient, selon une société de surveillance
Au moins 45 bâtiments de marine marchande ont été attaqués ces douze derniers mois dans des zones de la mer Noire qui n’étaient auparavant pas répertoriées comme étant exposées au conflit entre la Russie et l’Ukraine, a affirmé, mercredi, la société spécialisée Ambrey.
Plus de 70 % des frappes enregistrées en mer cette année l’ont été après le 1er juillet, précise le rapport de cette société de surveillance des risques maritimes. Les frappes imputées à l’Ukraine ont concerné des navires liés à la Russie se trouvant essentiellement au large des côtes du nord de la Turquie et en haute mer au sud des ports de Novorossiisk et Sotchi, selon Ambrey. La nouvelle zone de risque inclut ainsi les zones économiques exclusives turques, roumaines, bulgares et géorgiennes, mais pas leurs eaux territoriales, plus proches des côtes.
L’organisation de l’assurance maritime JWC, basée à Londres, a ajouté la semaine dernière la mer Noire à sa liste de zones perçues comme présentant de hauts risques de guerre, terrorisme ou autres. Cette désignation entraîne pour les armateurs des coûts supplémentaires, notamment en termes de primes d’assurance et de rémunération des équipages.
Ambrey a répertorié au moins 156 navires de marine marchande attaqués dans les eaux russes et ukrainiennes entre le 1er juillet et le 21 septembre, contre 12 dans la même période l’année précédente. Il y a également eu 139 frappes sur des ports dans la même période, contre 21 l’année précédente.
Volodymyr Zelensky : « Nous savons que la Russie recrute des ressortissants de 47 pays différents pour mener cette guerre »
Le président ukrainien prend à partie les représentants de 47 pays dont des ressortissants ont été recrutés par la Russie pour mener sa guerre en Ukraine. « Le Ghana, le Népal, le Tadjikistan, l’Inde, le Yémen, la Guinée, le Zimbabwe, Cuba, la Biélorussie, le Soudan, l’Afrique du Sud et bien d’autres pays encore sont concernés », a-t-il affirmé.
« De temps à autre, nous recevons des demandes de rapatriement de prisonniers de guerre », a-t-il poursuivi, soulignant avoir vu voir certains de ces hommes mourir sur le champ de bataille. « J’aimerais donc dire aux représentants de ces 47 pays : “Vous savez ce que fait la Russie avec vos concitoyens ? Prenez-en soin, ne leur permettez pas de se retrouver sur le champ de bataille. Ne laissez pas Poutine vous traîner dans cette guerre.” »
« Les mesures de désescalade sont essentielles avant l’arrivée de l’hiver », estime Volodymyr Zelensky à l’ONU
Poursuivant son discours devant l’Assemblée générale de l’ONU, le président ukrainien a évoqué les attaques russes sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes. « Nous savons que l’hiver sera difficile et nous n’aurons d’autre choix que de rendre cet hiver douloureux pour la Russie également. Et c’est pour cela que les mesures de désescalade sont essentielles avant l’arrivée de l’hiver », a déclaré Volodymyr Zelensky.
« L’Ukraine l’a démontré, même face à un ennemi immense, il est possible de se défendre et de survivre », selon le dirigeant, qui a listé les progrès de son pays en matière de défense, de production de drones et d’accords avec d’autres pays européens.
« Plus Poutine a de la marge de manœuvre, plus le monde devient dangereux pour nous tous », affirme le président ukrainien
Volodymyr Zelensky poursuit ses attaques contre le président russe. « Poutine n’a de cesse de chercher qui l’aidera à tuer plus de personnes pour chaque kilomètre carré de territoire afin d’accaparer d’autres pays, plutôt que de s’atteler à gérer son propre pays », déclare-t-il devant l’Assemblée générale de l’ONU.
« Plus Poutine a de la marge de manœuvre, plus le monde devient dangereux pour nous tous », poursuit-il. « Voilà pourquoi nous devons mettre fin [à ses] actions. Nous devons lui retirer toute marge de manœuvre. Nous devons l’empêcher de poursuivre ses actions malveillantes. » Selon le dirigeant ukrainien, la cible ukrainienne est avant tout « la capacité de la Russie à financer cette guerre, à la faire s’enliser ». « Tant que la Russie aura de l’argent, elle rejettera la diplomatie », a-t-il continué.
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Volodymyr Zelensky : « [Vladimir] Poutine est prêt à sacrifier des milliers de soldats russes pour chaque kilomètre carré »
Le président ukrainien a pris la parole à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU en appelant à la fin de la guerre. « Cette guerre ridicule et sans fin contre l’Ukraine doit cesser », a-t-il déclaré, citant un post du président américain, Donald Trump.
« Je ne peux pas m’imaginer un autre dirigeant du monde qui penserait le contraire, et qui prendrait la poursuite de cette guerre, à l’exception d’une seule personne », a-t-il déclaré, avant de donner le nom de Vladimir Poutine quelques secondes plus tard.
Selon Volodymyr Zelensky, la Russie a perdu près de 250 000 soldats en l’espace de huit mois : « C’est de la folie. Mais on les envoie encore pour mourir. (…) Poutine est prêt à sacrifier des milliers de soldats russes pour chaque kilomètre carré. »
« Nous devons persister » dans les efforts de paix, soutient Antonio Costa, président du Conseil européen
Le président du Conseil européen, Antonio Costa, a lancé, mercredi, de la réunion du conseil de sécurité de l’ONU, « un appel à la communauté internationale entière pour rejoindre l’Union européenne dans ses efforts pour mettre un terme à cette guerre, pour arriver enfin à une paix juste et durable en Ukraine et en Europe ».
« L’escalade et la propagation du conflit seraient catastrophique pour la communauté internationale », a affirmé M. Costa, estimant que, bien que « les efforts de paix à ce jour n’[aient] pas effectué à une percée, (…) nous devons persister ». Il a aussi rappelé les conditions d’une paix pérenne pour l’Union européenne : la souveraineté de l’Ukraine, son intégrité territoriale, et son droit « à décider de son avenir ».
« Vous vouliez Kiev en trois jours, comment en êtes-vous arrivés à Moscou en flammes ? », lance Andrii Sybiha à la Russie
A la fin de son discours devant le conseil de sécurité de l’ONU, le chef de la diplomatie ukrainienne s’est adressé à son homologue russe, Sergueï Lavrov, qui avait pris la parole plus tôt et se trouvait autour de la table. M. Lavrov « blâme l’Ukraine, les Etats Unis, l’Occident, l’OTAN, tout le monde, sauf Poutine. Et il a même essayé de présenter la Russie comme la victime », affirme Andrii Sybiha.
« Tout son discours se résume à une seule phrase : “Nous n’allons pas cesser nos opérations militaires spéciales” », a résumé le ministre ukrainien, avant de pointer les silences de M. Lavrov sur le refus de Vladimir Poutine de négocier directement avec Volodymyr Zelensky, ainsi que sur le nombre de morts de soldats russes sur le front. « Vous vouliez Kieven trois jours, comment en êtes-vous arrivés à Moscou en flammes quatre ans plus tard ? », lui a-t-il lancé.
« Nous sommes prêts pour un cessez-le-feu immédiat », répète le chef de la diplomatie ukrainien
Andrii Sybiha, le ministre des affaires étrangères ukrainien, a réitéré, dans sa prise de parole à la réunion du conseil de sécurité sur l’Ukraine, la volonté de l’Ukraine de s’engager « pour un cessez-le-feu immédiat, inconditionnel ». « Assez de promesses vides, assez d’imitations de la démocratie. Cette guerre doit cesser. l’Ukraine veut y mettre un terme maintenant, pas plus tard », a-t-il affirmé.
« Ce n’est pas une guerre ukrainienne, ce n’est même pas une guerre européenne, c’est une menace mondiale, a-t-il déclaré à tous les autres représentants présents. C’est la guerre de tout le monde, car elle a des conséquences qui atteignent tout un chacun. (…) Même en Europe, certains politiques continuent de dire qu’il ne s’agit pas de leur guerre. Ils doivent être aveugles. »
La paix en Ukraine nécessitera des « compromis », dit l’ambassadeur américain à l’ONU
Mike Waltz, ambassadeur américain aux Nations unies, a pris la parole, mercredi, à la réunion du Conseil de sécurité pour l’Ukraine pour répéter le point de vue de Donald Trump sur le conflit : « Il faut que les combats et les tueries cessent », a-t-il soutenu. « La paix exige, nous le savons, des choix difficiles, des compromis. Il faut que les dirigeants reconnaissent que 25 000 morts (…), c’est complètement insensé et inacceptable », a continué l’ambassadeur à l’ONU.
Dans son discours devant l’Assemblée générale, Donald Trump « n’a pas parlé de gagner la guerre, il n’a pas parlé de telle ou telle partie qui devrait la remporter, car toutes les parties impliquées dans ce conflit sont en train de perdre. Le monde est en train de perdre, a déclaré M. Waltz. N’élargissez pas la guerre, N’allez pas plus loin. Reconnaissez qu’il n’y a pas de solution militaire à ce conflit et reprenez les négociations. »
L’Ukraine et la Finlande signent un accord de coopération pour la production conjointe de drones
L’Ukraine et la Finlande ont signé, mercredi, un accord à New York pour renforcer leur coopération sur les drones et leurs capacités de défense respectives. « Cela nous offre, à nous et surtout à nos entreprises, une plateforme de collaboration. Nous parlons de production conjointe », a précisé le président finlandais, Alexander Stubb, lors d’une conférence de presse.
« Cela peut donc signifier, par exemple, que l’Ukraine dispose de certains modèles de drones qu’elle souhaiterait produire en Finlande, là où cela pourrait éventuellement se faire de manière plus efficace et même à moindre coût », a-t-il ajouté, précisant que cela se ferait à la discrétion des entreprises.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, avait exposé l’idée d’un tel accord au premier ministre finlandais, Petteri Orpo, début mai, en Arménie. Cet accord a été signé par MM. Stubb et Zelensky à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.
La Russie ne fera « pas de trêve » dans la guerre en Ukraine, affirme Sergueï Lavrov à l’ONU
Sergueï Lavrov, ministre des affaires étrangères russe, a annoncé, mercredi, la volonté russe de « ne pas faire de trêve dans l’opération militaire spéciale [terme utilisé par la Russie pour décrire l’invasion russe de l’Ukraine en 2022], comme le souhaite l’Europe », car cette dernière souhaite avant tout « réapprovisionner les arsenaux militaires du régime de Kiev, qui se sont épuisés ».
« Comme l’a dit Donald Trump lui-même en 2025, tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut non pas trouver un accord de cessez-le-feu, mais un règlement pérenne, durable entre la Russie et l’Ukraine qui mettrait définitivement fin à la guerre », a-t-il déclaré lors de sa prise de parole au Conseil de sécurité de l’ONU pour l’Ukraine. Les Etats-Unis avaient pourtant évoqué des discussions possibles entre la Russie et l’Ukraine concernant un arrêt des frappes contre les infrastructures énergétiques.
M. Lavrov a revendiqué, pour justifier la guerre, la défense « des droits des Russes et des russophones, non seulement en Crimée, au Donbass et en Russie, mais également sur le territoire ukrainien où, encore une fois, avec la bénédiction de l’Occident, sont appliquées des lois totalement inacceptables qui interdisent l’usage de la langue russe ».
OpenAI donne accès à l’Ukraine à ses outils de cybersécurité les plus avancés
L’entreprise américaine OpenAI va donner accès à l’Ukraine à ses outils d’intelligence artificielle les plus avancés en matière de cybersécurité, pour « détecter des vulnérabilités » et les corriger, a-t-elle annoncé, mercredi, dans un communiqué, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, où doit s’exprimer le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.
OpenAI intègre ainsi le gouvernement ukrainien à son programme restreint de cybersécurité à l’aide de l’IA, baptisé Daybreak, pour aider la « cyberdéfense des infrastructures civiles », a expliqué l’entreprise. L’Ukraine fait face à des attaques informatiques persistantes de la Russie auxquelles s’ajoutent des attaques sur les infrastructures du pays, a relevé OpenAI.
Près de 6 000 incidents cyber, notamment des attaques sur des systèmes informatiques d’hôpitaux, le secteur énergétique et les télécommunications, ont été enregistrés en 2025 par l’agence spécialisée du gouvernement ukrainien en matière de cybersécurité, a ajouté la start-up. OpenAI affirme, par ailleurs, avoir déjà fourni un accès à ses modèles d’IA spécialisés dans la sécurité informatique à l’agence de cybersécurité européenne, l’Enisa, mais aussi à certains pays comme la France, l’Allemagne ou encore la Pologne.
Le chef de la diplomatie britannique enjoint Vladimir Poutine et ses ministres de « dire la vérité » aux Russes
Ed Miliband, secrétaire d’Etat aux affaires étrangères du Royaume-Uni, s’est adressé, mercredi, aux « représentants russes » lors de son discours au Conseil de sécurité de l’ONU pour l’Ukraine, à New York. « L’aspect moral ne touche pas les dirigeants russes. La réalité le devrait », a-t-il déclaré, soutenant que la Russie était enlisée dans la guerre, et que son économie en souffrait.
« L’heure est venue pour Poutine et ses ministres de dire la vérité, car le monde sait que la Russie est en train de perdre cette guerre. Le peuple russe le sait et le sent. Il devrait le dire, pour que Poutine mette fin à ce bain de sang », a ajouté M. Miliband. Il a réaffirmé le soutien britannique à l’Ukraine, « aujourd’hui et aussi longtemps qu’il le faudra ».
Vladimir Poutine voit le résultat des élections législatives en Russie comme une démonstration de soutien populaire
Le président Vladimir Poutine a déclaré mercredi que les premières élections législatives organisées par la Russie en temps de guerre – qui ont encore renforcé le contrôle déjà écrasant du Kremlin sur le Parlement – constituaient une démonstration de soutien populaire à sa politique. Le taux de participation de plus de 59 % des 111 millions d’électeurs inscrits a été le niveau le plus élevé pour des élections législatives depuis plus d’une décennie.
« Un tel nombre record de personnes venues déposer leur bulletin montre que le peuple russe soutient nos efforts visant à renforcer le pays », a déclaré M. Poutine lors d’une allocution télévisée, à l’occasion d’une réunion avec les principaux membres du gouvernement. Les autorités avaient étalé le scrutin sur trois jours pour stimuler la fréquentation des bureaux de vote et y avaient inclus des régions d’Ukraine illégalement annexées. Le vote en ligne a également eu lieu dans certaines régions.
Alors que plus de 97 % des bulletins ont été dépouillés à l’issue des trois jours de scrutin qui se sont achevés dimanche, les responsables électoraux ont affirmé que le principal parti du Kremlin, Russie unie, obtiendrait plus des trois quarts des sièges de la Chambre basse, la Douma, un niveau record. Ce vote, rigoureusement orchestré, a exclu pratiquement toute opposition véritable.
Plusieurs journalistes et observateurs sur place interrogés par Le Monde ont, par ailleurs, fait état de pressions, parfois violentes, d’irrégularités et de fraudes à grande échelle, telles que des échanges de bulletins, dont certaines sont attestées par des vidéos.
La Russie cherche à « perturber la circulation de l’information » en Ukraine, accuse son chef de la diplomatie
Le chef de la diplomatie ukrainienne, Andrii Sybiha, a accusé, mercredi, la Russie de prendre pour cible « les principaux centres de données ukrainiens » et de « chercher à perturber la circulation de l’information ». Mercredi, environ 100 000 foyers ont rencontré des problèmes d’accès à Internet en raison des bombardements russes, selon Kiev.


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