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Selon une nouvelle étude, 85 % des conducteurs français estiment que le stress au volant a augmenté ces dernières années. Et ce ne sont pas forcément les situations exceptionnelles qui sont les plus pénibles, mais bien une accumulation de comportements du quotidien.
Le Progrès - 19 mai 2026 à 07:00 | mis à jour le 19 mai 2026 à 07:13 - Temps de lecture :
Conduire en France est-il devenu plus stressant qu’avant ? À en croire les automobilistes, la réponse est claire. Oublier son clignotant, rester sur la voie du milieu sur autoroute ou encore utiliser son téléphone au volant : ces gestes apparemment anodins figurent en effet parmi les principales sources d’agacement pour les conducteurs.
À partir des réponses recueillies, l'étude menée par Winparts a pu établir le top 5 des comportements au volant qui énervent le plus les Français. Et ce qui exaspère le plus les automobilistes n’est pas seulement le danger, mais surtout l’imprévisibilité et le manque de respect des règles de base de la circulation.
Une accumulation de micro-irritations au quotidien
En première position de ce Top 5 de l’agacement, l’oubli du clignotant est dénoncé par 68,9 % des répondants, marquant une rupture nette dans la communication élémentaire entre conducteurs.
Cette incivilité est immédiatement suivie par une pratique structurelle sur les axes rapides : le maintien injustifié sur la voie centrale de l’autoroute, qui irrite 67,5 % des automobilistes, entravant ainsi la fluidité globale du trafic et provoquant des manœuvres de dépassement complexes.
Au-delà de la simple gêne, le stress s’intensifie dès lors que la sécurité physique est directement en jeu. À cet égard, le non-respect des règles de priorité met les nerfs de 59,6 % des sondés à vif, tandis que les dépassements dangereux ou risqués sont pointés du doigt par 58,3 % de l'échantillon.
Enfin, l’utilisation du téléphone au volant est jugée insupportable par 53 % des conducteurs interrogés.
L’étude révèle que la tension ressentie par les automobilistes ne provient pas uniquement d’incidents graves.
Des automobilistes stressés
L’étude révèle que la tension ressentie par les automobilistes ne provient pas uniquement d’incidents graves. Elle résulte souvent d’une accumulation de petites incivilités répétées au fil des trajets. Ces comportements, pris isolément, peuvent sembler mineurs, mais leur répétition contribue à créer un climat général de nervosité.
Cette impression est renforcée par la fréquence d’utilisation de la voiture. Près de 70 % des répondants déclarent conduire tous les jours, et 26 % plusieurs fois par semaine. Dans ces conditions, les automobilistes sont exposés en permanence à ces situations irritantes.
Le stress s’installe alors progressivement dans l’expérience de conduite. Sur une échelle de 1 à 10, les conducteurs interrogés évaluent leur niveau de stress moyen à 5,3. Un score qui ne traduit pas un état de tension extrême, mais plutôt une pression diffuse devenue presque normale.
Des solutions pour apaiser la conduite
Si les conducteurs constatent une dégradation du climat routier, ils ne restent pas pour autant passifs face à cette situation. De nombreux automobilistes indiquent avoir mis en place des stratégies pour mieux gérer leur stress au volant. L’écoute de musique (49,7%), de la radio (28,5%) semble être un moyen de recréer une bulle personnelle, capable d’atténuer les irritations extérieures.


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