Selon une récente étude, seul un Français sur quatre fait véritablement confiance à son assureur. 75 % oscillent entre confiance tiède et défiance envers un modèle de l'assurance qui peine encore à se réinventer.

O.T. - 01 avr. 2026 à 17:00 | mis à jour le 01 avr. 2026 à 22:00 - Temps de lecture :

37 % des assurés envisageraient de rompre leur contrat après une mauvaise expérience d'indemnisation. Photo Adobestock

37 % des assurés envisageraient de rompre leur contrat après une mauvaise expérience d'indemnisation. Photo Adobestock

Ce sont les résultats dévoilés par l'assurance en ligne Leocare. Seuls 25 % des Français font confiance à leur assureur ! Les trois quarts restants oscillent entre une adhésion tiède, un doute latent et une défiance assumée. Pire, en région Occitanie et en Normandie, ils sont seulement 18 % à faire vraiment confiance à leur assureur.  

Seuls un quart des assurés fondent cette confiance sur une expérience concrète et positive. Une indemnisation jugée rapide et juste (25 %) ou une relation entretenue avec leur conseiller (19 %). Quant à la prévention, seuls 14 % des sondés y voient un rôle joué par leur assureur. 

Le sinistre : le point de rupture

Le vrai test, c'est le sinistre. Et là, seul un assuré sur deux pense que leur assureur fera réellement tout pour l’aider en cas de sinistre majeur. Pour les autres, le scénario est plus sombre : un tiers (34 %) s'attend à une application froide et mécanique du contrat, et 12 % des assurés sont convaincus que leur assureur cherchera activement la faille, le motif pour ne pas les indemniser.

Parmi les Français qui expriment ouvertement leur défiance, soit 16 %, la méfiance envers l'assurance ne relève pas d'un déficit de communication : c'est un problème de modèle.

Ils décrivent un modèle économique perçu comme fondé sur le non-remboursement des sinistres (28 %), des contrats jugés volontairement opaques (26 %), des experts soupçonnés de minimiser les dégâts pour protéger l’assureur (23 %).

 Ils ont le sentiment d'être réduit à un numéro de dossier (19 %) dans des parcours clients conçus pour décourager en cas de problème (17 %). Une défiance encore plus importante chez les 18 à 34 ans (25 %).

 Mauvaise expérience = rupture de contrat

Le contrat de confiance se joue donc au pire moment et dans l'urgence du sinistre. Et les conséquences d'une déception à cet instant sont immédiates et durables : 37 % des assurés envisageraient de rompre leur contrat après une mauvaise expérience d'indemnisation. C’est d’ailleurs la première raison évoquée, loin devant le prix (25 %) ou la perte du lien humain avec un conseiller (10 %).

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