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L’interprète de « Djadja » a répondu à sa manière aux militants identitaires du groupe Les Natifs, condamnés pour avoir déployé une pancarte raciste à son encontre.
Une performance engagée. La chanteuse franco-malienne Aya Nakamura a donné le coup d’envoi de son premier concert au Stade de France avec un geste fort, en « brûlant » sur scène une banderole raciste. Celle-ci avait été brandie par un groupuscule d’extrême droite pour protester contre sa participation à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris.
Comme vous pouvez le voir sur les vidéos plus bas dans l’article, Aya Nakamura est apparue ce vendredi 29 mai au soir dans un cercle de feu, dont les flammes sur l’écran consumaient une pancarte, sur laquelle était écrit « Y a pas moyen Aya, ici c’est Paris, pas le marché de Bamako ». Une référence à son tube Djadja et à sa ville de naissance au Mali.
Cette même banderole avait été affichée le 9 mars 2024 sur l’île Saint-Louis, à Paris, par le groupuscule identitaire Les Natifs, opposé à sa performance lors des JO. Le compte X des Natifs regrettait à l’époque de « remplacer l’élégance française par la vulgarité, africaniser nos chansons populaires et évincer le peuple de souche au profit de l’immigration extra-européenne ».
10 militants identitaires condamnés
Parmi les 13 militants accusés de cette action raciste, dix ont été condamnés à des amendes de 1 000 à 3 000 euros pour injure publique aggravée par le tribunal correctionnel de Paris, en septembre 2025. Lors du procès, la procureur avait estimé que l’action visant Aya Nakamura avait pour but « d’empêcher cette chanteuse française de participer à la cérémonie » d’ouverture des JO « en raison de ses origines ».
Sur les réseaux sociaux, de nombreuses personnalités de La France insoumise (Manon Aubry, François Piquemal, Antoine Léaument...) ont repartagé les images de ce geste et salué le courage de la chanteuse.
Pendant son interprétation de Sucette, des Unes de journaux hostiles ont également été projetées derrière Aya Nakamura. On pouvait notamment lire sur l’écran géant des titres tels qu’Aya Nakamura, symbole de notre décadence culturelle.
Arrivée comme une reine en hélicoptère, Aya Nakamura donne au total trois concerts d’affilée au Stade de France, devenant la deuxième artiste féminine noire, après Beyoncé, à réaliser cette performance. L’interprète de Djadja, Pookie et Copines doit aussi fouler l’antre de Saint-Denis samedi et dimanche, soit trois soirées réunissant plus de 200 000 spectateurs au total. Elle rejoint ainsi le cercle très fermé des chanteuses qui ont joué en solo dans l’enceinte dyonisienne, comme Madonna, Mylène Farmer et Beyoncé.


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