Sur leurs peaux d’enfants du siècle, dégouline la sueur d’une transe. A la Comédie de Genève, dans le cadre de La Bâtie-Festival de Genève, 14 garçons et filles vivront jeudi et vendredi cet état d’urgence dans How Romantic. La chorégraphe grecque Katerina Andreou a voulu cette débauche-là, exaltation de la dépense, expression surtout d’une panique existentielle sublimée en déboulés affolants, en virevoltes hors d’haleine. Sur cette piste, les danseurs de la compagnie norvégienne Carte blanche paraissent increvables.
Un bon spectacle alors que ce How romantic? Au Festival d’Avignon où il était présenté en juillet, on était partagé. Ces variations endurantes bien orchestrées n’échappent pas à l’exercice de style. Katerina Andreou s’est donné un cadre: un espace nu barré par un podium longiligne comme une jetée sur l’océan de la nuit. Dans cette lice, des danseurs trépident assis, gambadent comme des poneys sauvages, se poursuivent sur une bande-son aussi tonitruante que syncopée. On salue la prouesse, on saisit la portée allégorique de cette cavalcade, mais on ne peut s’empêcher d’y voir un concept à l’œuvre. L’épuisement de l’interprète et du spectateur comme programme.


3 day_ago
41





















.jpg)






French (CA)