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« Au départ, c’était juste un loisir » : il dirige son garage dédié aux véhicules de prestige à seulement 25 ans

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À 25 ans, Maxime dirige Troféo Automobiles, un garage de voitures de prestige installé dans le Lauragais. Retour sur le parcours d'un jeune entrepreneur passionné de mécanique.

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Maxime (au centre), aux côtés de Laurent et Thomas, devant deux véhicules de prestige dans l’un des hangars de Troféo Automobiles, à Mongaillard-Lauragais.

Maxime (au centre), aux côtés de Laurent et Thomas, devant deux véhicules de prestige dans l’un des hangars de Troféo Automobiles, à Montgaillard-Lauragais. ©Ilona Esposito

Par Ilona Esposito Publié le 20 juil. 2026 à 23h35

Dans un grand hangar de Montgaillard-Lauragais, près de Villefranche-de-Lauragais, une musique entraînante résonne. Un peu plus loin, deux salariés s’affairent autour d’une voiture en réparation. Derrière son bureau, entouré de modèles d’exception, Maxime Autreaux accueille ses clients avec simplicité. À seulement 25 ans, le jeune entrepreneur est à la tête de Troféo Automobiles, un garage spécialisé dans les véhicules de prestige – Maserati, Porsche ou encore Ferrari – dont la réputation dépasse aujourd’hui largement les frontières du Lauragais. Pourtant, rien ne le prédestinait à travailler dans cet univers. « Je ne suis pas tombé dans les voitures quand j’étais petit », sourit-il. « À 13 ou 14 ans, j’étais surtout passionné par le matériel de jardinage, les tondeuses, les débroussailleuses… J’aimais bricoler tout ce qui avait un moteur. »

C’est au fil de ses stages qu’il découvre véritablement la mécanique. Formé d’abord sur différents types de moteurs, il se prend progressivement de passion pour l’automobile. « À 15 ans, je retapais déjà mes premières voitures », raconte-t-il.

Des engins de jardinage aux voitures de prestige

Après le collège, Maxime intègre un bac professionnel au lycée de Verdun, en Ariège, où il se forme pendant trois ans à la mécanique des matériels agricoles, de travaux publics et d’espaces verts. « C’est là que j’ai vraiment appris la mécanique. Je touchais à toutes sortes de moteurs et j’étais déjà très bricoleur à la maison. »

Au fil de ses stages dans différentes entreprises, il découvre peu à peu le monde de l’automobile. « Ça m’a plu et je me suis dit : pourquoi ne pas continuer dans cette voie »
À 17 ans, il poursuit donc avec un BTS automobile en alternance à Albi. Une étape décisive dans son parcours. « Je suis tombé sur un super mécanicien chez Renault. Il m’a énormément appris. On faisait de la mécanique toute la journée et, le soir, on continuait encore ensemble sur les voitures de clients. »

En parallèle, Maxime effectue également plusieurs stages au Sicoval. Une expérience qui lui ouvrira les portes d’un emploi quelques années plus tard. « Ils m’ont rappelé pour m’embaucher. J’avais un poste stable, je travaillais de 6 h 30 à 15 h 30. »

Une Maserati qui change tout

L’histoire de Troféo Automobiles est aussi celle d’une Maserati. Adolescent, Maxime achète avec ses parents un modèle à restaurer. « On l’avait payé environ 15 000 €. Au bout de six mois, c’était devenu un enfer. Je tournais en rond. Les pièces étaient introuvables ou hors de prix. » Cette difficulté va pourtant lui ouvrir une porte inattendue.

« J’ai rencontré dans les Landes un ancien directeur Ferrari-Maserati. Au départ, j’allais simplement chercher des pièces. Puis on s’est bien entendu et il m’a proposé de bricoler ensemble. J’y allais presque tous les week-ends. C’est lui qui m’a appris toutes les spécificités des Maserati », confie Maxime tout souriant. Puis un jour, ce mentor lui glisse une idée. « Il m’a dit que la concession Maserati près de Toulouse allait arrêter cette activité. Il m’a conseillé de monter un garage spécialisé. C’est comme ça que tout a commencé. »

Des journées qui finissaient à minuit

En mars 2021, il lance Troféo Automobiles avec deux associés. À cette époque, Maxime cumule pourtant deux activités. Employé la journée au Sicoval comme mécanicien sur tous types d’engins motorisés, il ouvre ensuite les portes de son atelier en fin d’après-midi. « Je prenais les rendez-vous à partir de 16 h, le temps de rentrer du travail. Je recevais les clients jusqu’à minuit. J’ai fait ça pendant cinq ans, avec les samedis et les dimanches au garage. »

« Au départ, ce n’était pas un business. C’était juste un loisir. Je me disais : “je vais bricoler les après-midi” ». Puis une rencontre a changé la donne. Le propriétaire des bâtiments, rencontré lors d’un rassemblement automobile, lui fait confiance et l’accompagne dans la création de sa propre entreprise ce qui lui permet de racheter les parts de ses deux associés. « Il m’a aidé au début sur toute la partie comptabilité. Aujourd’hui, il me laisse seul aux commandes », raconte Maxime.

Face à un rythme de travail trop intense, le choix finit par s’imposer. « Le 5 avril dernier, j’ai quitté définitivement mon poste au Sicoval. C’était le bon moment. Il fallait choisir. »

Des clients venus de toute la France

Aujourd’hui, Troféo Automobiles est un garage reconnu bien au-delà du Lauragais. « On a des clients qui viennent de Bordeaux, d’Aix-en-Provence, de Paris ou encore de Monaco. »

Depuis l’ouverture du garage, plus de 350 Maserati sont passées entre les mains du jeune mécanicien. La réputation du garage s’est construite presque exclusivement grâce au bouche à oreille. « Au début, c’était compliqué. Se spécialiser dans les Maserati alors qu’on n’en avait aucune, ce n’était pas simple. Puis les gens m’ont fait confiance. Une voiture, puis deux, puis trois… Aujourd’hui, on en a au minimum huit en permanence au garage chaque semaine », déclare-t-il.

« Ce que j’aime, c’est la satisfaction des clients »

Aujourd’hui, Maxime est accompagné de deux salariés, Laurent et Thomas. Un troisième devrait bientôt intégrer l’équipe. Malgré le développement de son entreprise, le jeune dirigeant tient à préserver une relation de proximité avec sa clientèle. « Ce que j’aime le plus, c’est la satisfaction des clients. Ils arrivent contents d’amener leur voiture et repartent encore plus contents de la récupérer. On discute avec des passionnés, on partage la même passion. »

Parmi eux, Alain fait partie des premiers fidèles. « Maxime, c’est devenu un ami. Je viens très régulièrement ici. Je suis passionné d’automobile depuis toujours », raconte-t-il. Une fidélité qui illustre l’esprit que souhaite conserver le jeune entrepreneur.

Un pôle automobile en ligne de mire

Et l’aventure ne fait que commencer. Le jeune entrepreneur, imagine déjà l’avenir de Troféo Automobiles. « Mon objectif, c’est de créer un véritable pôle automobile. On fera tout de A à Z : la mécanique, la carrosserie, le nettoyage, la vente, la réparation des véhicules électriques et hybrides. Aujourd’hui, on fait surtout de la réparation et du dépôt-vente, mais on veut continuer à développer nos services. »

À seulement 25 ans, Maxime mesure encore difficilement le chemin parcouru. « Des fois, je me dis : “Ah oui… quand même”. J’ai du mal à réaliser, mais je suis fier de ce qu’on a construit. »

Infos pratiques
Troféo Automobiles
Garage automobile à Montgaillard-Lauragais.
Horaires : du lundi au vendredi de 9 h à 18 h.
Réservation au 06 52 28 98 33.

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