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Espagnols et Argentins ont largement mérité leur ticket pour la grande finale du 19 juillet, à New York. Français et Anglais n’ont que leurs yeux pour pleurer avant Miami...
Il n’y a pas eu photo lors de France-Espagne (2-0), la première demi-finale de la Coupe du monde. C’était beaucoup plus disputé mercredi, du côté d’Atlanta, entre l’Argentine et l’Angleterre. Mais après avoir ouvert le score, les Three Lions ont péché par excès de «passivité», comme l’a reconnu leur sélectionneur, Thomas Tuchel. Ils ont subi les assauts répétés d’une Albiceleste décomplexée, qui a fait le siège de leur surface et multiplié les centres. Ce qui devait arriver arriva. La cuirasse a finalement cédé à la 85e, sur une superbe frappe d’Enzo Fernandez, puis à la 92e, par l’entrant Lautaro Martinez (2-1). Nouvelle remontada. Nouveau miracle argentin. À la folie !
À la différence de Bleus dépassés tactiquement, techniquement et même physiquement, les Anglais, eux, peuvent nourrir des regrets. Ils ont arrêté de jouer après leur but. Auteur de deux passes décisives, Lionel Messi leur a fait payer le prix fort. Des regrets anglais, mais une certaine forme de logique. Celle du jeu, la volonté d’avancer, de faire mal et de jouer. La meilleure équipe l’a emporté. C’est étonnant de dire cela d’une Argentine dont on connaît les trucs, les vices, les coups bas. À Atlanta, c’était une Albiceleste forcée à jouer. À voir ce que Messi et consorts nous réservent pour la finale. Ce sera fort, ce sera passionnant. Un peu plus que le match de la veille entre une France encore groggy et des Anglais dévorés par les regrets, à Miami.


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