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DECRYPTAGE - Retrouvez ce qui a retenu l’attention du Figaro dans cette demi-finale de légende.
TOPS
Messi, encore et toujours lui
Un dernier ballon arraché, un dernier coup de reins avant un centre du pied droit, le mauvais, et une passe décisive pour acter la remontada de l’Argentine face à l’Angleterre, ce mercredi en demi-finale du Mondial (2-1). Une action de plus pour alimenter la légende du capitaine de l’Argentine, qui continue de défier le temps, à 39 ans, et va s’offrir une troisième finale de Coupe du monde, la deuxième d’affilée, face à l’Espagne dimanche (21h). En quête d’éternité aux États-Unis, où il réside désormais à l’année, la «Pulga» aura encore personnifié le succès de l’Albiceleste puisqu’il aura également été à la passe pour le but de l’espoir d’Enzo Fernandez (86e). Comme Maradona quarante ans avant lui, à Mexico, Messi a renversé l’ennemi anglais pour écrire un peu plus sa légende dorée avec son pays. Et grâce à lui, c’est un doublé inédit depuis le Brésil 1958-1962 qui se profile. Et potentiellement un 9e Ballon d’Or.
Fernandez a sonné la révolte
Il aura beaucoup armé à distance, pour réveiller tout le monde (38e) ou pour susciter l’espoir (85e), avant de finir par inscrire le but de l’égalisation, clinique depuis l’entrée de la surface (86e). Habitué des coups d’éclat, milieu de terrain buteur, l’infatigable joueur de Chelsea a brillé dans ses nombreux registres. Devant le but mais aussi devant sa défense, toujours prompt à sauter sur tout ce qui bouge, souvent à la limite, à l’image de son équipe. Le type de joueurs qui vous font croire rien n’est jamais fini.
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Pickford a repoussé l’échéance
C’était lui le wonderwall des Three Lions. Le tube d’Oasis, repris à chaque match par joueurs et supporters anglais, a longtemps caractérisé le gardien du temple, héroïque et tranquille pour repousser la tempête argentine en fin de match. Pickford, qui n’a pas son pareil pour se sublimer quand il troque son maillot d’Everton pour celui de la sélection, s’était même offert un arrêt de légende, sur une tête de Nico Gonzalez (69e), comme quand Gordon Banks avait «arrêté un but» à Pelé en 1970. Encore vigilant (76e) et surtout sauvé par son poteau droit (75e, 90e), le gardien anglais a fini impuissant, battu sur sa ligne puis de près.
FLOPS
Tuchel, changements perdants
Les prochains jours s’annoncent pimentés pour Thomas Tuchel. Déjà sous le feu des critiques au Royaume, où ses tensions avec son groupe sont régulièrement commentées, le technicien allemand a précipité la chute de son équipe, qui menait 1-0 avant de perdre toute forme de maîtrise avec des changements ultra-défensifs. Héros du pays après ses coups de boule insensés à Mexico, le géant Dan Burn n’a cette fois pas suffi pour repousser le danger dans les airs. Et c’est une toute équipe qui s’est liquéfiée avec ce passage à 5 derrière. «Ce n’était pas un problème de structure. Le match a simplement pris une tout autre tournure. Mais je comprends ce débat. Il y a des millions d’entraîneurs qui s’y connaissent mieux que moi... Je pourrais aller en discuter avec ce million d’entraîneurs, mais c’est à moi de prendre les décisions», s’est défendu l’Allemand, qui ne deviendra donc pas le premier sélectionneur étranger à faire triompher une sélection.
Kane impuissant
Déjà moins en vue face à la Norvège en quarts de finale (2-1), où Jude Bellingham avait pris toute la lumière, Harry Kane est resté dans l’ombre de son partenaire, dont le choc des générations avec Messi avait fait naître une certaine personnification du duel. Kane, qui fêtera lui bientôt ses 33 ans, est lui resté en marge du spectacle, d’abord étranger à la bataille du premier acte puis emporté dans la tempête, comme tout le monde. Le capitaine n’est pas exactement un bagarreur. S’il est à l’origine du premier but, après être redescendu d’un cran pour orienter tel un quarterback, comme il aime le faire, il a parfois abusé de ces décrochages, si bien qu’il n’a touché aucun ballon dans la surface adverse. Un bilan bien maigre à l’arrivée.
Un premier acte indigne d’une demie
L’avant-match, les petites phrases et le contexte historique de la Guerre des Malouines, avaient donné le ton. Les hymnes perturbés ont confirmé la tendance. Le tout au détriment du jeu. 0 tir cadré à la mi-temps, un premier tir après 30 minutes, une attente historique, et surtout une bataille rangée (19 fautes) qui n’avait rien d’une demi-finale de Coupe du monde. Fort heureusement, tout s’est emballé après le repos, si bien que ces 45 premières minutes seront (très) vite oubliées.


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