C’est devenu un rituel parlementaire. A intervalles réguliers, l’UDC organise un débat extraordinaire sur l’asile, avec son cortège de motions sur les renvois, la criminalité étrangère ou les naturalisations. Jeudi, le Conseil national y a consacré la matinée, en y ajoutant un volet sur l’assurance chômage des frontaliers. Un rapprochement qui ne va pas de soi: la question des frontaliers n’a rien à voir juridiquement avec l’asile. Mais dans la bouche des orateurs du groupe UDC, les deux dossiers racontent la même histoire, celle d’une Suisse confrontée à des normes venues de l’extérieur.
Céline Amaudruz (UDC/GE) l’a formulé sans détour: l’Union européenne veut faire payer à la Suisse jusqu’à deux ans d’indemnités chômage pour les frontaliers ayant perdu leur emploi, contre trois à cinq mois actuellement. Le surcoût, selon le Seco, se situerait entre 600 et 900 millions de francs par an. Daniel Sormanni (MCG/GE) a rappelé qu’en 2025, sous le régime actuel, la Suisse avait déjà remboursé 291 millions à ce titre. De leur côté, Les Vert·e·s genevois ont évoqué un excédent de 300 millions en faveur de la Confédération.


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