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La semaine de relâche permet de profiter de l'extérieur ou de décrocher du quotidien, mais pour certains motivés, c'est l'occasion d'apprendre une nouvelle formation technique. Le Camp Usinage offre à des jeunes du secondaire la chance d'apprendre le métier de machiniste, qui est derrière beaucoup d'objets de notre quotidien.
Vous avez pris l'autobus ou votre auto pour venir ici?, questionne l'enseignant du Centre de formation professionnelle 24-juin, Francis Côté. Bien, il y a des machinistes derrière tout ça.
Il est impossible d'échapper aux fruits du travail des machinistes.
Le camp d'une semaine est mis sur pied par l'organisme à but non lucratif PERFORM. Ce comité sectoriel travaille sur les besoins de main-d’œuvre d'entreprises qui en font la demande. Les élèves toucheront à différentes machines, certaines plus traditionnelles, d'autres plus technologiques, et visiteront aussi une entreprise de la région.
La mission de ces camps, c'est de faire découvrir le métier qui est très peu connu et reconnu au travers de la province, explique le gestionnaire des projets de formation pour l'organisme, Yves Foster.

Yves Foster est gestionnaire pour l'organisme à but non lucratif, PERFORM.
Photo : Radio-Canada / Étienne Meunier
Ce métier nécessite une formation de 18 mois. D'après le gestionnaire, la cinquantaine d'employés formés annuellement ne suffit pas à pourvoir les 125 postes qui se créent également. Un écart se creuse.

Dix élèves participent à la première édition du Camp Usinage.
Photo : Radio-Canada / Étienne Meunier
D'une machine à l'autre, une dizaine de jeunes profitent d'une pause des bancs d'école pour en apprendre davantage sur le métier de machiniste.
Ce que j'aime de ce métier, c'est de voir le résultat à la fin et de faire "wow"! Tu fais ça en plein d'étapes, et ça sert à quelque chose, partage Justin Boucher du Centre 24-juin, qui est venu aider l'enseignant pour donner les formations.
J'ai quand même assez hâte de venir travailler avec ces grosses machines, décrit Jean-Félix, le sourire aux lèvres. L'élève de première secondaire n'a pas encore accès, dans le cadre de ses cours, aux instruments qu'il essaie aujourd'hui.
Ce vendredi, les étudiants ont la mission de créer un serre-pince.

D'ici vendredi, les élèves produiront une serre-pince qui pourra leur être pratique à l'avenir pour davantage d'usinage.
Photo : Radio-Canada / Étienne Meunier
En plus de Sherbrooke, des camps sont donnés à Alma et Thetford Mines.


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