A l’heure de l’ébahissement devant la puissance des outils numériques, la fiction romanesque n’a pas dit son dernier mot. Ni son avant-dernier. En cette rentrée 2026, s’il est un roman qui ouvre grand les fenêtres de l’imaginaire, qui puise aux mythes, à la magie, qui accueille des personnages plus grands que nature, qui fait le choix de l’aventure comme moteur poétique et de la saga familiale comme agent onirique, c’est Chronique d’un royaume perdu, d’Ananda Devi.
Ces ingrédients ont toujours ponctué une œuvre vaste, débutée à la fin des années 1970, qui a fait de l’île Maurice, ce «confetti» dans l’immensité océanique, un territoire littéraire sans limites. Une métaphore aussi de l’affolante beauté du monde et de sa destruction par ses habitants humains; d’un écrin devenu terre d’esclavage et de misère sociale. L’île idyllique comme un laboratoire des prédations maladives et de leurs métastases.


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