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L’ancienne vedette de la Ligue nationale de hockey, Pierre-Alexandre Parenteau, était de retour en cour provinciale de Moncton, jeudi matin, pour subir un nouveau procès pour conduite avec facultés affaiblies.
C’est un retour à la case départ pour l’ancien joueur de hockey qui est devant les tribunaux depuis plusieurs années.
Il fait face à une accusation de conduite avec facultés affaiblies qui remonte à plus de cinq ans.
Le premier témoin à comparaître était le policier qui l’a intercepté le 3 mars 2020 à Riverview.
J’ai vu une voiture blanche qui descendait le chemin du golf. Elle ne s’est pas immobilisée au panneau arrêt et a fait un virage brusque. Lorsque je suis arrivé pour parler au conducteur, j’ai senti une odeur d’alcool. Je lui ai demandé s'il avait consommé, il m’a répondu "non". Je lui ai expliqué que j’allais devoir prendre un échantillon d’haleine, a raconté le caporal Marc-André Langis.
Pierre-Alexandre Parenteau a évolué au sein de neuf équipes dans la LNH. Il habite dans la région de Dieppe depuis plusieurs années.
Lors de son témoignage, le policier a raconté que Pierre-Alexandre Parenteau lui a fait une remarque lorsqu’il lui a demandé de passer l’alcootest.
Tu ne vas pas ruiner ma carrière pour deux bières.
Le caporal Langis a expliqué que le premier échantillon de l’ancien joueur de hockey est sorti insuffisant, mais que M. Pareanteau a échoué au deuxième test.
L’ancien hockeyeur a alors été emmené au poste de police de Moncton, où deux autres tests ont démontré que son taux d’alcool était au-delà de la limite permise.
Droits linguistiques prétendument bafoués
L’avocat de la défense, Mathieu Boutet, a interrogé les deux policiers qui ont témoigné jeudi. Me Boutet leur a posé des questions sur les droits linguistiques de son client.
Est-ce que vous faites certain qu'il y a toujours quelqu'un de qualifié dans les deux langues? Faites-vous de l'offre active à plusieurs reprises?, a-t-il demandé.

Mathieu Boutet représente Pierre-Alexandre Parenteau dans le cadre de ce deuxième procès de l'ancien joueur de la LNH.
Photo : Radio-Canada / Rachel Gauvin
Le caporal Langis a alors répondu qu’il avait demandé la langue de choix de Pierre-Alexandre Parenteau et qu’il avait fait appel au sergent Brown pour effectuer les autres tests au détachement Codiac parce qu’il savait que celui-ci pouvait parler français.
Le sergent Gordon Brown était le deuxième témoin dans ce procès. Sa langue maternelle est l’anglais, mais il a choisi de témoigner en français.
Lorsque l’avocat de la défense lui a demandé s'il avait parlé en français avec son client toute la soirée, il a répondu : Oui, je lui parlais en français, mais à un certain moment, Pierre-Alexandre Parenteau m’a dit que je pouvais procéder en anglais.
Compétences et formation
Pour sa part, la Couronne a questionné les témoins sur leur formation.
Les deux policiers ont expliqué avoir les compétences et la formation requises pour effectuer les tests d’alcoolémie. Dans les deux cas, ils disent avoir traité des centaines de cas d’alcool au volant au cours de leur carrière.
Une longue saga judiciaire
Pierre-Alexandre Parenteau a été acquitté lors de son premier procès en juin 2023. Dans sa décision, le juge Luc Labonté de la Cour provinciale avait dit que la Couronne n’avait pas réussi à prouver que le sergent en poste cette soirée-là avait les qualifications requises pour effectuer le test d’alcoolémie et qu’il n’y avait pas de motifs raisonnables d’arrêter M. Parenteau.
La Couronne a fait appel en Cour du Banc du Roi parce que le juge de la Cour provinciale n’avait pas entendu toute la preuve et parce qu'il avait refusé d’entendre un deuxième témoin. Le juge de la Cour du Banc du Roi avait alors statué que Pierre-Alexandre Parenteau devait subir un nouveau procès.
Pierre-Alexandre Parenteau a fait appel de cette décision devant la Cour d’appel du Nouveau-Brunswick, qui ne lui a pas donné raison. Il a par la suite subi un deuxième revers quand la Cour suprême du Canada a refusé d’entendre son appel en novembre 2025.
Pierre-Alexandre Parenteau sera de retour en cour le 15 décembre pour la présentation des arguments finaux dans ce dossier d'alcool au volant qui remonte à plus de cinq ans.


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