NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Jimmy Doiron, 44 ans, était atteint d’un cancer en phase terminale. L'homme d'Acadieville, au Nouveau-Brunswick, a choisi l’aide médicale à mourir. Sa famille souhaitait célébrer des funérailles catholiques, mais l'Église a rejeté la demande de tenir une messe funéraire.
Sa famille, qui préfère ne pas accorder d’entrevue, a dû faire d’autres arrangements avec la coopérative funéraire La colombe à Rogersville pour rendre un dernier hommage à Jimmy. La célébration de la vie a eu lieu sans la présence du prêtre de la paroisse.

La célébration de la vie de Jimmy Doiron a eu lieu à la coopérative funéraire La colombe de Rogersville.
Photo : Radio-Canada / bader ben amara
Une décision difficile à comprendre
La famille originaire d’Acadieville a de la difficulté à comprendre cette décision. Jimmy Doiron a été baptisé, il a fait sa première communion et sa confirmation à l’église d'Acadieville. Sa famille se demande pourquoi on leur a refusé ce dernier hommage religieux parce qu’il a choisi l’aide médicale à mourir.
C’est le prêtre Jean Mikely Simon, de l’unité pastorale Saint-Benoît, qui regroupe les paroisses de Colette, d’Acadieville et de Rogersville, qui a d'abord refusé de tenir des funérailles catholiques dans son église.
Joint par téléphone, le père Jean Mikely Simon a décliné notre demande d'entrevue. Il nous a demandé de contacter le diocèse de Moncton.
L'archevêque est catégorique « on ne refuse pas de funérailles »
L'archevêque de Moncton, Guy Desrochers, ne veut pas accorder d'entrevue aux médias, car il prépare une lettre pastorale sur l'aide médicale à mourir qu'il qualifie de « suicide assisté ».

Mgr Guy Desrochers.
Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue
Dans une déclaration écrite, il dément qu'une famille s'est vu refuser des funérailles à l'église. Tant et aussi longtemps que je n'ai pas écrit cette lettre pastorale, il va de soi que la question de faire ou non une célébration à l'église pour les gens qui optent pour l'aide médicale à mourir n'est pas un problème pour moi. Il y aura donc bel et bien une célébration à l'église.
Des discussions au diocèse
Selon Mgr Desrochers, c'est la famille qui a refusé les services de l'église.
Le père Simon m'a confirmé qu'après avoir communiqué avec le vicaire général de l'archidiocèse, ce dernier lui a confirmé ma position, à savoir qu'il pouvait faire une célébration à l'église pour cette personne.
L’archevêque poursuit en expliquant que le père Simon a alors parlé à un membre de la famille pour leur dire qu'il allait célébrer les funérailles à l'église. La famille aurait demandé que la célébration se tienne au salon funéraire, demande qui aurait été accordée.

L'église de l'Immaculée-Conception à Acadieville.
Photo : Radio-Canada / bader ben amara
Toujours selon l’archevêque Desrochers, un membre de la famille a finalement rappelé le père Simon pour lui dire que ses services n'étaient plus requis.
Il [le père Simon] est resté très perplexe devant cette dernière nouvelle, rapporte l’archevêque de Moncton.
Selon la famille, la décision du prêtre est arrivée très tard dans le processus. Tout était déjà organisé, donc elle a décidé de ne pas changer ses plans.
Messe funéraire ou célébration de la vie?
Selon une tante de Jimmy, qui est très active dans la paroisse, le prêtre aurait effectivement accepté de présider une célébration de la vie à l'église ou au salon funéraire. Il ne voulait pas faire de messe avec une communion, mais il aurait fait une célébration de la vie, explique-t-elle.
Différents rites funéraires à l'église
Une messe funéraire est présidée par un prêtre et comprend la communion eucharistique, la liturgie de la parole et un dernier rite d’adieu. Le cercueil est aspergé d’encens et d’eau bénite.
La célébration de la parole, ou célébration de la vie, est une cérémonie sans messe et sans communion eucharistique, mais qui peut inclure la lecture de textes religieux. Elle peut être animée par un prêtre ou une personne mandatée par la paroisse et avoir lieu à l’église ou dans un autre lieu.
Source : diocèse d’Edmundston
L'archevêque Guy Desrochers n'a pas répondu à notre question à savoir si le diocèse refuse de tenir des messes funéraires lorsqu'une personne obtient l'aide médicale à mourir.
Chaque situation est accompagnée avec discernement pastoral. Une réflexion est en cours et des orientations seront communiquées au moment opportun.

L'église de la paroisse de Saint-Francois-de-Sales à Rogersville
Photo : bader ben amara
Si la question de la tenue de messes funéraires reste à préciser par le diocèse de Moncton, l'archevêque réitère que les célébrations de la parole ne causent pas de problème pour le moment et peuvent continuer d'avoir lieu dans les églises.
S'il y a possibilité d'avoir une célébration de la parole dans l'église ou au salon, où est le problème? Depuis les dernières années, dans la plupart des diocèses canadiens, la presque totalité des gens demandent d'avoir des célébrations de la parole, surtout au salon funéraire en grande majorité, et parfois à l'église pour le reste, indique Mgr Desrochers.
Selon l'archevêque, les prêtres et diacres acceptent ces demandes.
J'espère que cette version éclaire votre lanterne et qu'on ne cherche pas à faire de cet imbroglio une tempête dans un verre d'eau, ajoute-t-il.
Il ajoute qu'une consultation au sein du clergé doit avoir lieu après la publication de sa lettre pastorale sur l'aide médicale à mourir. L'archevêque n'a toutefois pas précisé quand cette lettre pastorale sera publiée.


1 month_ago
19



























.jpg)






French (CA)