Le verdict est sans appel. Quelque deux tiers des Zurichois ont accepté dimanche d’obliger l’ensemble des EMS, publics comme privés, ainsi que les hôpitaux et les cliniques de réadaptation à tolérer l’aide au suicide dans leurs murs. Tous les districts ont dit oui, à l’exception de deux petites communes rurales, Truttikon et Fischenthal. Jusqu’ici, seuls les homes exploités ou mandatés par une commune devaient ouvrir leurs portes à Exit ou Dignitas. Les établissements psychiatriques et les prisons restent exclus.
Zurich rejoint ainsi Genève et le Valais, où tous les hôpitaux et EMS doivent déjà tolérer l’assistance au suicide, et va plus loin que Vaud et Neuchâtel, qui limitent l’obligation aux institutions mandatées par l’Etat. Et même si le canton le plus peuplé du pays va plus loin, il ne s’agit pas pour autant d’accepter l’euthanasie active directe. On reste dans l’aide au suicide: le patient, capable de discernement, accomplit lui-même le geste, et le personnel n’est tenu ni d’y participer ni d’y assister.


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