On en sait davantage sur les sanctions tombées dans l’affaire des quelque 80 millions de francs de commissions occultes versées à l’ancien patron de la caisse de retraite de l’Etat du Koweït au début des années 2000 par l’ex-banquier Pierre Mirabaud. Ce dernier a été condamné le 8 septembre dernier par le Tribunal pénal fédéral à 2 ans de prison avec sursis, pour corruption d’agents publics étrangers et blanchiment d’argent aggravé. L’acte d’accusation dans cette procédure simplifiée mentionnait aussi des condamnations par ordonnance concernant trois hommes impliqués dans ce dossier: l’ex-banquier Yves Mirabaud (président de la Fondation Genève Place Financière jusqu’en 2023), l’ancien avocat et bâtonnier Luc Argand et le patron de la fiduciaire qui a créé les sociétés offshore utilisées pour dissimuler ces paiements.
Yves Mirabaud, ex-associé senior de la banque privée genevoise, a écopé de 180 jours-amende à 3000 francs avec sursis complet pour blanchiment aggravé, selon des ordonnances pénales que Le Temps a pu consulter. L’infraction de corruption d’agents publics également retenue initialement a été classée. L’ex-avocat Luc Argand a subi une peine similaire, pour avoir fait transiter les millions de francs de rétrocommissions occultes sur le compte de son étude. Le patron de la fiduciaire qui avait créé les sociétés écrans utilisées pour dissimuler ces dizaines de millions est également condamné à des jours-amende avec sursis.


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