«Bienvenue dans la halle numéro 5 où sont assemblés les modèles ID.3 Neo et Cupra.» Christian Sommer, le directeur de la communication de Volkswagen en Saxe, ne tarit pas d’éloges sur cette salle de montage de l’usine de Zwickau, à une centaine de kilomètres de Dresde, d’où sortent chaque jour un millier de véhicules. Et pour cause, cette immense halle ainsi que sa voisine, la numéro 6, sont les fers de lance de la politique du tout électrique lancée en 2015 par le groupe allemand Volkswagen, dans la foulée du scandale du Dieselgate. Cette usine saxonne qui, jusqu’en 2019, produisait les modèles thermiques Passat et Golf, a été transformée pour ne produire que des véhicules électriques, grâce à sa plateforme MEB (plateforme automobile modulaire) et un investissement de 1,2 milliard d’euros (1,13 milliard de francs). «Nous avons réussi en deux ans à livrer, dans les temps, six modèles pour trois marques du groupe, Volkswagen, Audi et Cupra, malgré le coronavirus, la crise des semi-conducteurs et la guerre en Ukraine», se souvient Christian Sommer.
Le problème est que cette même ligne de montage, au sein de la halle numéro 5, sera mise à l’arrêt, l’an prochain. Selon une décision prise en décembre 2024 dans le cadre d’un vaste plan de restructuration du groupe – il prévoyait la suppression de 50 000 postes –, la production de l’ID.3 sera délocalisée à Wolfsburg, site historique de la marque, dans une région, la Basse-Saxe, dont les autorités siègent au conseil de surveillance, contrairement à celles de la Saxe. Un coup dur pour Zwickau, qui a déjà dû baisser sa production d’un tiers depuis 2024, et réduit à deux ses équipes de travail quotidien. Si l’usine a une capacité de 360 000 véhicules par an, celle-ci a été réduite à 240 000 en 2025 et passera à 120 000 en 2027.


1 week_ago
51






















.jpg)






French (CA)