NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Dans cet ancien bastion communiste, la municipalité RN-UDR estime que la cérémonie coûtait trop cher. La gauche est en colère.

NICOLAS THIBAUT / Photononstop via AFP
La mairie d’extrême droite de Vierzon a annulé une commémoration importante ce 10 mai.
L’abolition de l’esclavage ne sera pas célébrée cette année à Vierzon. Motif invoqué : la nécessité de faire des économies. Tous les ans, la sous-préfecture du Cher participait à la journée nationale de commémoration de l’abolition de l’esclavage le 10 mai, jour anniversaire de l’adoption de la loi Taubira.
Mais en mars, l’extrême droite a remporté l’élection municipale et une alliance entre le RN et l’UDR d’Éric Ciotti s’est installée à la mairie. Ce choix de ne plus commémorer l’une des dates majeures de l’Histoire de France est parfaitement assumé par Yves Husté, adjoint au maire en charge de la Jeunesse et des Anciens combattants.
« Il existe aujourd’hui une liste officielle des journées nationales commémoratives. La journée commémorative de la fin de l’esclavage ne fait pas partie de ces douze dates officielles », explique l’élu auprès de Ici Berry. Faux, puisque le décret publié le 31 mars 2006 par Jacques Chirac institue bien une « commémoration annuelle de l’abolition de l’esclavage » le 10 mai.
L’adjoint justifie cette annulation par d’autres arguments. À l’entendre, non seulement la cérémonie « attirait très peu de gens », mais en plus elle coûtait cher (1 500 euros selon ses calculs). Enfin, il invoque une raison politique et historique largement discutable. « On n’est pas près de revoir des Hommes qui vont faire le commerce d’autres Hommes, qui vont les entraver avec des chaînes au cou pour vendre ces Hommes, selon le travail qu’ils peuvent produire. Qui peut croire ça aujourd’hui ? », déclare Yves Husté.
Rappelons que l’ONU chiffre à 50 millions le nombre de personnes qui vivent une forme d’esclavage moderne actuellement dans le monde, comme le rappelle Libération. La Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof) établit quant à elle à plus de 7 000 le nombre de victimes d’esclavage moderne en France.
« Une faute », selon l’ex-maire PCF
Une décision qui indigne l’opposition de gauche. Le député communiste Nicolas Sansu, ancien maire de Vierzon, considère que le besoin de faire des économies est un faux problème. « Cette cérémonie coûte un bouquet de fleurs, un micro que l’on met dehors et on dit un mot, donc ce n’est pas la question du coût. C’est une faute de la part de la municipalité d’extrême droite ». Il estime que cette annulation montre la « réalité » de l’extrême droite lorsqu’elle est au pouvoir.
L’élu a donc décidé d’organiser sa propre cérémonie ce dimanche dans la matinée. Lieu du rendez-vous ? Place Aimé-Césaire, du nom du poète et homme politique martiniquais, à l’origine du concept de négritude. « Ne pas oublier qu’en ces moments où on a tant de haine, où on oublie ce qui a été à la fois l’esclavage et la colonisation, il nous semble très important d’avoir ce moment de recueillement et de souvenirs pour expliquer qu’il n’y a pas de races, tout simplement », affirme Nicolas Sansu, toujours auprès de la radio locale publique. Christelle Césaire, petite-nièce de l’écrivain, qui vit à Vierzon, était présente à l’hommage.


1 month_ago
83



























.jpg)






French (CA)