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Persuadé que Washington obtiendrait "un super accord", le président américain Donald Trump a accusé mardi l'Iran de nombreuses violations du cessez‑le‑feu proclamé il y a deux semaines, sans en préciser la nature. Cette déclaration intervient à la veille de l'expiration de la trêve, ce mercredi 22 avril en soirée (heure américaine). Elle survient dans un contexte d'incertitude persistante quant à la tenue d'un second cycle de négociations au Pakistan. Ni Washington ni Téhéran n'ont en effet officiellement confirmé l'envoi de leurs délégations.
Malgré l'absence de tout signe de reprise concrète des pourparlers à Islamabad, Donald Trump assure que les États-Unis se trouvent dans "une position très forte" pour négocier avec la République islamique. Lundi soir, il avait jugé "très improbable" une extension du cessez-le-feu, avertissant que si les revendications américaines n'étaient pas satisfaites avant le terme, "beaucoup de bombes exploseront". Washington réclame notamment une réouverture du détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, où quelque 20 000 marins se trouveraient bloqués selon l'Organisation maritime internationale.
Ni l'Iran, ni les États-Unis n'a confirmé la tenue d'un second cycle de négociations au Pakistan.
Téhéran réplique
Du côté iranien, le ton n'est pas moins intransigeant. "Nous n'acceptons pas de négocier sous la menace", a déclaré le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, affirmant que la République islamique s'était préparée, au cours des deux dernières semaines, "à abattre de nouvelles cartes sur le terrain". Abdollah Haji Sadeghi, représentant du Guide suprême au sein des Gardiens de la révolution, a pour sa part posé ses conditions lundi, dans une vidéo publiée sur Telegram : Téhéran n'acceptera de négocier "que le jour où l'ennemi reconnaîtra [sa] position de faiblesse". Il a toutefois laissé entendre que si le Guide suprême décidait de passer "du champ militaire, notamment celui des missiles, au champ de la négociation", le peuple iranien soutiendra cette décision.
Le général Ali Abdollahi, commandant en chef des forces armées iraniennes, a adressé un avertissement à Donald Trump, le qualifiant de "menteur" et de dirigeant "déconnecté de la réalité". Il a affirmé que ses forces répondraient à toute violation du cessez-le-feu et ne laisseraient pas Donald Trump tirer de fausses conclusions sur le contrôle du détroit d'Ormuz.
J.D. Vance et deux autres fidèles de Donald Trump ont vécu 21 heures compliquées face à des Iraniens "terrifiants"Au Liban
Sur l'autre front de la guerre qui embrase la région, de nouvelles discussions entre Israël et le Liban doivent se tenir jeudi à Washington. Comme le 14 avril, elles se dérouleront au niveau des ambassadeurs. Un fragile cessez-le-feu de dix jours est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah, que les deux parties s'accusent mutuellement de violer. Israël entend désarmer le mouvement pro-iranien par des moyens "militaires et diplomatiques", selon les termes de son ministre de la Défense, Israël Katz.
En six semaines de guerre, 2 454 personnes ont été tuées au Liban.
Sur le terrain, l'armée israélienne poursuit ses opérations dans plusieurs localités du sud du Liban. "De nombreux quartiers résidentiels ainsi que des infrastructures civiles ont été dynamités, entraînant leur nivellement complet", rapporte l'Agence nationale de l'information libanaise. En six semaines de guerre, 2 454 personnes ont été tuées au Liban, selon un bilan officiel actualisé.
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