Le Conseil d’Etat neuchâtelois n’a plus connu de tensions internes depuis 2013, mais sa gestion des dossiers suscite un malaise croissant au sein des partis cantonaux. Les réponses apportées à une série de crises dans des institutions et services et le traitement de certains objets politiques font dire à des députés de tous bords que le gouvernement – les socialistes Frédéric Mairy et Florence Nater, la Verte Céline Vara et les PLR Crystel Graf et Laurent Favre – manque de vision à long terme. Et qu’il administre l’Etat au gré des contraintes financières plus qu’il ne le dirige sur la base d’objectifs concrets.
Plusieurs dossiers renforcent cette impression. Le Grand Conseil s’est senti mis devant le fait accompli lors du rachat des cliniques Volta par le Réseau hospitalier neuchâtelois l’an dernier. Le Conseil d’Etat a ensuite retiré son rapport sur l’initiative «Plus de protection pour les apprentis», qui se trouvait déjà en commission. Puis la cheffe du Service pénitentiaire a quitté son poste en pleine crise, moins d’un an après sa nomination. A cela s’ajoutent des situations tendues depuis plusieurs années au Service de la protection de l’adulte et de la jeunesse, au Centre neuchâtelois de psychiatrie ou encore à la Société de navigation sur les lacs de Neuchâtel et Morat, gérée avec Vaud et Fribourg.


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