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Quand on a commencé il y a un peu moins d'une décennie à découvrir des exoplanètes autour de l'étoile de Barnard, une naine rouge variable de type BY Draconis, située dans la constellation zodiacale d'Ophiuchus mais trop peu lumineuse pour être vue à l'œil nu bien qu'elle soit à moins de 6 années-lumière du Système solaire, on a eu un peu l'impression que la réalité pouvait rattraper la fiction. Nous l'expliquions en détail dans le précédent article ci-dessous.
Une exoplanète découverte autour de l'étoile de Barnard : la réalité rejoint la fiction !
Découverte à la fin du XIXe siècle, l'étoile de Barnard alimentait les recherches des astronomes et les auteurs de science-fiction depuis des décennies. Les astronomes de l'ESO annoncent aujourd'hui qu'elle posséderait au moins une exoplanète, une superterre même.... Lire la suite
Puis, en 2025, on a mis en évidence au final quatre planètes orbitant autour de l'étoile de Barnard, toutes plus petites que la Terre et Vénus, mais plus grandes que Mars. Que pouvait nous apprendre cette découverte sur une possible vie ailleurs ? Il fallait en savoir plus sur ces astres et c'est ce qu'a fait une équipe de chercheurs de la célébrissime université anglaise de Cambridge.
Lire la chimie des exoplanètes dans celle de leur soleil ?
Ils ont rendu publics les résultats de leurs travaux en astrochimie concernant déjà une détermination plus précise de la composition chimique de l'étoile de Barnard, comme l'indique un communiqué de cette université et comme le développe un article paru dans Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.
Comment comprendre facilement les exoplanètes et la vie ailleurs grâce à une websérie
L'accès aux sciences, aussi bien pour le grand public que pour les autodidactes courageux, ne cesse de se développer depuis deux décennies. Tout un chacun peut ainsi se former à la connaissance fascinante du monde des exoplanètes, découvrir comment on les détecte et bien d'autres choses encore à leur sujet, comme le montre une playlist du CEA.... Lire la suite
Pour faire court, comme la composition chimique d'un cortège de planètes rocheuses est en partie héritée de celle du nuage à partir duquel sont nés par effondrement gravitationnel ces astres et leur étoile hôte, la composition de l'étoile doit donner des indications sur celles de ces planètes.
Xander Byrne, auteur principal de l'étude et chercheur à l'Institut d'astronomie de Cambridge, annonce donc dans le communiqué que suite aux recherches entreprises, nous savons maintenant que « l'étoile de Barnard contient une quantité considérable de magnésium par rapport aux autres étoiles. Ses planètes sont donc probablement elles aussi riches en magnésium. Sur Terre, ce magnésium participe à la formation de minéraux appelés olivines, qui jouent un rôle très important dans le stockage de l'eau à l'intérieur de la planète ».
Un minéral pour des roches sèches
Les modèles cosmochimiques de la cosmogonie planétaires suggèrent alors fortement que l'abondance de magnésium entraînerait la formation d'énormes quantités d'un minéral appelé périclase sur les exoplanètes rocheuses connues autour de l'étoile de Barnard.
Or le périclase, contrairement à l'olivine, retient moins efficacement l'eau. On peut donc penser que ces exoplanètes étaient plutôt sèches à leur naissance et qu'un scénario de formation d'océans par dégazage volcanique de l'eau contenue à l'intérieur de ces astres est douteux.
Le noyau de la Terre pourrait avoir été à l’origine de l’eau des océans
L'eau a été vitale pour l'apparition de la Vie sur Terre et pour permettre son évolution. Elle influe aussi sur l'existence de la tectonique des plaques en modifiant les propriétés du manteau sur lequel se déplacent les plaques. Les géologues, planétologues et astronomes cherchent à connaître son origine grâce à la cosmochimie et la cosmogonie du Système solaire. Une nouvelle théorie fait intervenir un nouveau minéral prédit par un algorithme et dont les implications s'étendraient jusqu'aux exoplanètes.... Lire la suite
L'habitabilité des exoplanètes de l'étoile de Barnard était déjà douteuse, car elles sont très proches de leur naine rouge, même la plus éloignée se trouve dix fois plus près de son étoile que Mercure ne l'est du Soleil. Leurs atmosphères ne devraient pas avoir résisté longtemps, en supposant qu'elles en aient possédé dans le passé, deux milliards d'années au maximum, une durée bien inférieure à l'âge du système, estimé lui à dix milliards d'années.
Faut-il rechercher la vie extraterrestre autour de ces étoiles ? Réponse de Franck Selsis
L’astrophysicien Franck Selsis, membre du CNRS et du Laboratoire d’astrophysique de Bordeaux (LAB), partage son article qu’il a consacré à la question de savoir s’il fallait favoriser certains types d’étoiles dans la recherche de planètes potentiellement habitables.... Lire la suite


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