Faut-il garantir la qualité de la formation dans la Constitution bernoise? Les citoyens du canton bilingue répondront à cette question le 27 septembre, en se prononçant sur une initiative déposée en août 2024 par l’association professionnelle Formation Berne. Le texte soutenu par le Parti socialiste, Les Vert·e·s, le Parti évangélique, les Vert’libéraux ainsi que près de 20 organisations vise notamment à répondre à la pénurie d’enseignants à laquelle le canton de Berne est confronté depuis de nombreuses années. Il prévoit que le canton et les communes mettent à disposition les moyens nécessaires pour assurer une formation de haute qualité dans toutes les régions, veillent à ce qu’il y ait suffisamment de personnel formé pour encadrer les élèves, et garantissent que le travail des enseignants profite en premier lieu aux enfants.
Le Conseil exécutif (gouvernement) se dit aligné avec les buts à atteindre – «légitimes et importants» – mais pas sur la solution proposée. L’ancienne directrice de l’Instruction publique et de la Culture, la verte Christine Häsler, estimait lors des débats du parlement ce printemps que les lois et ordonnances en vigueur fixaient déjà des règles claires et qu’«un ancrage supplémentaire dans la Constitution n’apporterait aucune valeur ajoutée». Cela donnerait par ailleurs un statut particulier à l’éducation alors que d’autres secteurs importants n’en bénéficieraient pas, comme la santé, la sécurité ou les affaires sociales. Le Conseil exécutif favorise la voie actuelle pour répondre aux revendications des initiants, soit des mesures ciblées et une bonne collaboration avec les communes, les hautes écoles pédagogiques et les associations professionnelles.


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