Le local du parti de gauche radicale Die Linke, dans le quartier de Pankow, ne désemplit pas. Deux fois par mois, un avocat y conseille gratuitement les habitants au sujet de hausses de loyers ou autres différends. Ce jour-là, Cilly et Yü, deux amies de 30 et 28 ans, sont venues demander conseil car leur propriétaire souhaite récupérer l’appartement de 120m² qu’elles partagent avec trois autres colocataires, pour un loyer de 2177 euros (2058 francs suisses). «Si nous devions perdre cet appartement, ce serait une galère totale», expliquent-elles. «Trouver un logement est si compliqué à Berlin, et les prix ne cessent de grimper. Cela nous fait très peur», lancent-elles.
Imam Amri est lui aussi venu faire vérifier si la hausse de 85 euros de son loyer, imposée à la suite de travaux sur la toiture, se justifie. «Je n’ai plus confiance dans les propriétaires. On entend tellement d’histoires de hausses illégales de loyers», note ce quinquagénaire qui regrette que Berlin «grandisse trop vite, et la pauvreté avec elle, car les salaires n’augmentent pas aussi vite que les loyers». La question du logement jouera un rôle important dans son vote. Ce dimanche 20 septembre, 2,5 millions de Berlinois renouvellent leur parlement régional. Le parti Die Linke y mène légèrement dans les sondages, suivi par la droite traditionnelle de la CDU et l’extrême droite de l’AfD.


3 week_ago
68


























.jpg)






French (CA)