Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

À Avignon, des étudiants des conservatoires québécois vont s’abreuver de théâtre

1 week_ago 10

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Assis en cercle pour discuter avec Le Devoir dans la cour de leur auberge, les élèves des conservatoires d’art dramatique de Québec et de Montréal laissent échapper un peu de fébrilité. Il y a de quoi : dans quelques heures à peine, ils joueront pour la première fois de leur vie au Festival d’Avignon, le plus grand rendez-vous du théâtre francophone au monde.

C’est toute une première : depuis le début de leur cursus, les étudiants des deux conservatoires n’ont même pas le droit de jouer de manière professionnelle au Québec, sauf à l’intérieur des murs de leur conservatoire. « C’est pour des raisons pédagogiques, pour qu’ils se consacrent à 100 % à leur cursus », indique Jonathan Gagnon, le directeur du Conservatoire d’art dramatique de Québec.

Mais il y a trois ans, la direction du Conservatoire d’art dramatique de Montréal a eu l’idée de « jouer » avec cette règle en organisant un voyage scolaire au Festival d’Avignon. « Pour les élèves, c’est extrêmement formateur », explique M. Gagnon, dont l’établissement s’est ajouté au projet cette année. « C’est la première fois qu’ils ont l’occasion de jouer plusieurs fois une même pièce devant un public, et de la roder en fonction des réactions », souligne le comédien.

Les étudiants jouent chaque jour pendant trois semaines, à l’exception de quelques jours de relâche. « Moi, en 20 ans, je n’avais encore jamais eu l’occasion de me produire à Avignon, c’est un peu un rêve », confie Jonathan Gagnon.

Abondance

Arrivés il y a deux jours dans la « cité papale », les jeunes n’en croient toujours pas leurs yeux. « Nos professeurs nous en ont tellement parlé… C’est tellement énorme, il y a tellement de public, tellement de pièces à voir, tellement de genres différents à découvrir », dit avec émerveillement Frédérique Laplante, du Conservatoire de Montréal. « Il n’y a rien qui s’approche de ça au Québec, même de loin », affirme la directrice de l’établissement, Catherine Richer.

Les élèves l’ont rapidement compris : le Festival d’Avignon se compose en fait de deux événements complètement différents. Il y a le « in », le prestigieux festival officiel, qui présente une sélection de pièces primées, assurées de trouver leur public et de partir en tournée. Mais l’immense majorité des places se réservent dans le cadre du « off », l’événement parallèle non officiel. N’importe quelle compagnie peut venir y jouer sa pièce, louant pour l’occasion de petits théâtres éphémères qui fleurissent à chaque coin de rue — cette année, plus de 1700 pièces différentes seront jouées.

L’exercice coûte des milliers d’euros et se fait presque toujours à forte perte, mais c’est le seul moyen pour les compagnies de faire voir leurs pièces aux distributeurs et de vendre des tournées — un exercice de plus en plus difficile au vu du contexte économique en France.

Dans les rues de la ville, les troupes se livrent une compétition féroce pour attirer l’attention des spectateurs : tous les babillards, tous les murs et même les bancs sont recouverts d’affiches. « Les spots disparaissent super vite le premier jour », raconte Noémie Rioux, du Conservatoire de Québec. « Il y a une règle comme quoi on doit attendre 10 h avant de coller, mais tout le monde ne la respecte pas, c’est le bordel… On a eu des cours de cirque, alors on a fait des pyramides humaines pour coller nos affiches au-dessus des autres. »

Pas moyen de marcher 100 mètres, non plus, sans se faire approcher par les acteurs qui essaient de trouver du public pour leur pièce — là encore, les étudiants de Québec ont trouvé une solution originale. « Comme notre pièce parle de sexualité, on a fait fabriquer des condoms avec le nom et l’heure de notre pièce », dit en rigolant Noémie Rioux.

À la différence des troupes françaises, les deux conservatoires n’ont pas la pression de vendre leur pièce avec des diffuseurs. Remplir les salles permet toutefois d’éponger — un peu — les coûts de ce voyage.

« C’est sûr que c’est un projet qui est très onéreux pour le conservatoire, ça ne pourra jamais être un projet acquis d’avance qu’on refait année après année », explique Jonathan Gagnon, du Conservatoire de Québec. Pour financer une partie du projet, les étudiants ont fait des collectes de fonds et présenté une première fois leur pièce dans les murs de l’établissement.

En plus d’être un baptême du feu, ce voyage donne la chance aux jeunes d’étoffer leur propre culture. Pour chaque genre et sous-genre de théâtre, il y a une dizaine de propositions à aller voir. « Moi, je le vois comme une manière de m’abreuver et de m’inspirer, notamment pour une pièce qu’on devra écrire », s’exclame Ophélie Lafortune.

« Un autre choc que les étudiants ont en arrivant ici, c’est le choc du prix », fait observer la directrice du Conservatoire d’art dramatique de Montréal, Catherine Richer. « Ici, on peut aller voir des pièces pour 15 euros… Au Québec, le théâtre n’est pas du tout aussi accessible », avec des billets pouvant dépasser la centaine de dollars.

Répertoire québécois

Pour ce périple en Europe, le choix des pièces s’est naturellement porté sur des œuvres du répertoire québécois contemporain. Les jeunes du Conservatoire de Québec ont appris la pièce Faire l’amour, une série de monologues sur le thème de la sexualité. « La pièce avait déjà plu au public lorsqu’elle avait été créée en 2015, et on savait qu’on pourrait discuter avec son autrice, puisque c’est notre professeure, Anne-Marie Olivier », indique Willyam Houle, qui y joue un libertin devenu paraplégique.

« Trouver une pièce à 11 personnages où chacun de nous allait pouvoir briller, c’était aussi un enjeu… Là, chacun de nous a un monologue, puis joue en soutien à celui des autres. C’est parfait », lance le jeune comédien.

Les étudiants de Montréal ont quant à eux appris les lignes de la pièce Gloucester. Délire shakespearien, une satire de l’auteur élisabéthain sur fond d’absurde guerre médiévale, truffée de références au contexte politique canadien. « Ça a beau être inspiré de Shakespeare, c’est un texte très québécois », explique Catherine Richer.

Quelques écarts existent entre l’écriture théâtrale française et québécoise, en particulier en matière d’humour, détaille l’ancienne journaliste. « Nous, on écrit beaucoup avec ce qu’on appelle le one two punch, une forme d’humour de répétition… Les Français ont un type d’humour un peu plus verbeux, ils ne comprennent pas toujours », explique-t-elle.

« C’est la première fois qu’on joue devant un public autre que nos familles, et, en plus, ce sont des Français… Ce sera intéressant de voir si le public rit, et s’il rit aux mêmes endroits que nous », confie Alexie Haddad-Cliche, qui joue la vile reine Goneril dans Gloucester.

Succès

Heureusement, Le Devoir a pu constater sur place que le public français riait de bon cœur des blagues des jeunes comédiens. Ce n’était pas nécessairement gagné d’avance : comme souvent au Festival d’Avignon, le public était en majorité composé de retraités français, pas nécessairement le public cible des textes des deux pièces. « J’ai beaucoup ri, et si on ne me l’avait pas dit après, je n’aurais pas pu dire que c’étaient des étudiants », s’exclame Gaëtan Alzieu, venu voir la pièce Gloucester.

Du côté du Conservatoire d’art dramatique de Québec, les étudiants ont carrément eu droit à une ovation debout, un honneur bien moins automatique en France qu’au Québec. « C’était un moment suspendu », s’émerveille en se rasseyant Magalie Young, impressionnée par les nombreux parallèles entre l’amour et la mort, et surtout par le jeu très authentique des acteurs novices. « C’était parfait que ce soit joué par des jeunes, c’était dans le sujet. J’en ai eu des frissons. »

De quoi rassurer les jeunes acteurs, dont plusieurs confiaient avoir été stressés avant le début des pièces. « Moi, j’ai eu du mal à dormir cette nuit », raconte Isaac, qui interprétait un fiancé frappé d’une mort tragique dans Faire l’amour.

« J’avais peur qu’on arrive à la pièce et qu’il n’y ait pas de public », explique le comédien, décompressant avec les autres autour d’une pinte de bière. Ce n’est pas ce qui s’est produit : fortes d’un bon bouche-à-oreille, les deux pièces ont affiché complet à partir du milieu du festival. Gloucester s’est même retrouvé dans les recommandations du journal local La Provence, attirant encore plus de spectateurs. « Maintenant, je me sens prêt pour ce qui s’en vient », se réjouit Isaac.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway