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Le District scolaire francophone Sud a reçu 64 demandes d’accommodements religieux depuis la mise en place de sa politique en novembre.
Ces demandes sont les premières reçues par la plateforme de gestion de demandes, un outil dont s’est doté le district pour accompagner sa politique d'accommodements religieux.
Toutefois, ces 64 demandes dressent peut-être un portrait partiel de l'intérêt que suscite la nouvelle politique.
Certaines directions d’école et superviseurs pourraient ne pas encore avoir inscrit l’ensemble de leurs demandes dans la plateforme, ce qui signifie que les données pourraient évoluer avec la mise à jour des dossiers, écrit Jean-Luc Thériault, directeur des relations stratégiques du district.
En effet, la grande majorité des demandes reçues provient d’une seule école jusqu’à présent : l’école L’Odyssée à Moncton.
Nombre de demandes d’accommodement reçu par école
| École Claudette-Bradshaw | 1 |
| École L’Odyssée | 59 |
| École Le Mascaret | 3 |
| École Sainte-Bernadette | 1 |
Selon le district, une demande peut concerner plus d’un élève et comprendre plus d’une raison.
Quatre motifs sont évoqués dans ces demandes, dont la prière, l’alimentation et les absences pour des fêtes religieuses.
Motifs des demandes d’accommodement reçues par le DSFS
| Absence pour des fêtes religieuses | 20 |
| Prière | 31 |
| Alimentation | 16 |
| Jeûne | 4 |
Toutes les demandes reçues par le district jusqu’à maintenant concernent des élèves et non des membres du personnel.
Demandes acceptées ou refusées?
Par l’entremise de sa propre politique, le District scolaire francophone Sud se réserve le droit d’accepter ou de refuser une demande. Le district n'a pas précisé la proportion de demandes acceptées.
Après avoir évalué de près une demande, une direction d’école ou une personne superviseure peut devoir la refuser si elle crée une contrainte excessive, précise par écrit Geneviève Chiasson, coordinatrice des relations stratégiques pour le district.

Les bureaux du District scolaire francophone Sud à Dieppe. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc
Bien que notre district reconnaisse la liberté de religion et le droit de toute personne de manifester ses croyances et d’observer les préceptes de sa religion, le droit de pratiquer sa religion pendant la journée scolaire n’est pas absolu, écrit-elle.
Et, une fois prise, la décision est finale, peut-on lire dans la politique.
Le District scolaire francophone Sud n’a pas accordé d'entrevue pour discuter des demandes d'accommodements reçues.
Une nouvelle politique, unique pour l’instant
Le District scolaire francophone Sud a émis cette politique à la fin novembre.
Le nombre d'élèves inscrits au district a bondi ces dernières années, entraînant aussi une croissance de la diversité culturelle.
Le nombre de demandes d’accommodements religieux, traitées de manière informelle avant la politique, a aussi augmenté.
La politique prescrit donc un procédé établi par écrit et uniforme. C’était l’intention du district en la rédigeant.
Illustration de cette diversité plus importante, les cafétérias s’étaient mises à offrir uniquement de la viande halal. Une opposition populaire a finalement eu raison de cette offre exclusive.
Les deux autres districts francophones du Nouveau-Brunswick ne disposent pas de politique semblable et aucune n'est en préparation.
Nous préférons attendre des lignes directrices venant de la province avant d’élaborer une politique à ce sujet, précise par écrit Julie Poulin, responsable des relations stratégiques au District scolaire francophone Nord-Ouest.


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