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Une grève de deux semaines s'amorce lundi dans 46 organismes communautaires de la région.
Ils joignent ainsi leur voix à plus de 1600 organismes à travers la province qui réclament un meilleur financement de leurs activités dans le cadre du mouvement Le communautaire à boutte! .
Certains d'entre eux ferment complètement leurs portes pendant la durée de la grève, tandis que d'autres ajusteront leur offre de services.

Les cours ont été suspendus à l'UQAR, lundi, en raison du mouvement de grève communautaire, qui est appuyé par les étudiants du campus de Rimouski.
Photo : Radio-Canada / Antoine Proulx
Les 2500 étudiants et étudiantes de l'Association générale des étudiants et étudiantes du campus de Rimouski (AGECAR) se sont également joints au mouvement de grève, qui compte plus de 55 000 étudiants partout au Québec.
Des organismes essoufflés
Les grévistes dénoncent l'essoufflement du milieu communautaire, alors que l'itinérance, la détresse psychologique et l'insécurité alimentaire prennent de l'ampleur. Ils souhaitent que leur travail soit reconnu par le gouvernement et que cela transparaisse dans les budgets qui leur sont alloués.
Quand le gouvernement va décider que le milieu communautaire est important, il va investir dedans, a affirmé le directeur de l'organisme Je raccroche et porte-parole régional du mouvement de grève, Michel Lessard, en entrevue à Info-réveil.

Michel Lessard, directeur de l’organisme Je raccroche à Rimouski (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Francois Gagnon
Selon le Réseau québécois de l'action communautaire autonome (RQ-ACA), qui chapeaute le mouvement de grève, un réinvestissement annuel de 2,6 milliards serait nécessaire.
Dans le dernier budget provincial, certaines sommes ont été consenties pour bonifier les services communautaires, mais les organismes souhaitent négocier directement avec Christine Fréchette et Bernard Drainville, puisque l'un d'eux sera à la tête du gouvernement à compter du 12 avril.
De son côté, Michel Lessard déplore qu'à compétences égales, les conditions de travail dans le milieu communautaire sont moins bonnes que dans le secteur public, ce qui pousse certains travailleurs à se trouver d'autres emplois.
On perd des gens qui sont formés, qui sont habitués, de bons travailleurs, de bons intervenants, de bonnes directions aussi qui, en ce moment, ont les genoux à terre parce que c'est très difficile.
Il ajoute que le financement des organismes se fait souvent par projets plutôt que par mission, ce qui oblige les organismes – et leurs employés – à vivre dans l'insécurité mois après mois.
Plus de détails à venir


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