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Des agriculteurs de Charlevoix demandent que leur territoire soit reconnu comme une région périphérique par Québec, car ils estiment que leurs coûts de production ressemblent davantage à ceux des régions éloignées. Ils souhaitent ainsi obtenir un meilleur accès à des programmes d’aide du gouvernement.
Le président de la Fédération de l'Union des producteurs agricoles (UPA) de la Capitale-Nationale–Côte-Nord, Yves Laurencelle, souhaite que de Charlevoix soit exclue de la Capitale-Nationale en agriculture pour se joindre à la Côte-Nord comme région périphérique.
Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) reconnaît que les producteurs de Charlevoix composent avec des réalités particulières. Il ajoute cependant que la réflexion doit se faire en tenant compte de l’ensemble du territoire québécois et que Charlevoix n’est pas le seul secteur à soulever des défis reliés à l’éloignement.
Selon M. Laurencelle, une entente de principe serait intervenue avec le ministre Donald Martel. Le MAPAQ demeure toutefois plus prudent en soutenant que les discussions se poursuivent toujours.

Le ministre de l'Agriculture, Donald Martel, affirme que son objectif est d’en arriver rapidement à une entente qui tient compte des réalités liées à l’éloignement, au transport et à l’accès aux services, notamment dans Charlevoix.
Photo : Radio-Canada / Daniel Ricard
Le Bas-Saint-Laurent, la Côte-Nord, l’Abitibi-Témiscamingue, la Gaspésie, le Saguenay–Lac-Saint-Jean et l’Outaouais sont actuellement reconnus comme des régions périphériques.
Le président régional de l'UPA avance que le dossier devrait être réglé d’ici deux semaines.
Quand il y a un programme qui sort, souvent, les régions périphériques peuvent, un mois avant, déposer leur demande d’aide. Elles représentent 5500 fermes sur 26 000 fermes au Québec et, nous, on est plus loin, donc ça nous permettrait souvent d’avoir un 10 à 15 % de plus à cause des coûts de transport par exemple.

Yves Laurencelle souhaite que la région de Charlevoix soit exclue de la Capitale-Nationale en agriculture pour se joindre à la Côte-Nord comme région périphérique.
Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin
À cause du climat, on ne produit pas de maïs, donc tous les intrants de céréales et soya doivent être importés. Charlevoix est une bonne région pour produire du porc, ils ont fermé l’abattoir dans la Beauce, on doit monter à Saint-Esprit, à côté de Montréal, ça augmente nos coûts de transport.
L’agriculture charlevoisienne repose principalement sur les productions laitières, bovines et porcines. On y retrouve aussi des entreprises plus spécialisées dans les fourrages, le maraîchage et l’acériculture.
Selon le syndicat agricole, une rencontre entre les régions périphériques est prévue cette semaine pour s’entendre et ensuite signer le document avec le Ministère.


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