Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

234 millions d’euros engloutis dans un château de l’Aisne : le chantier avait été annoncé pour moins de la moitié

1 week_ago 75

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

À retenir

  • Un budget initial de 110 millions devient 234 millions en six ans : comment cette explosion a-t-elle pu se produire ?
  • L’État contourne la transparence parlementaire en utilisant des circuits budgétaires exceptionnels plutôt que le budget ordinaire
  • L’état réel du bâtiment et l’élargissement du projet en cours de chantier expliquent les surcoûts massifs non anticipés

Sommaire

  1. Un budget qui a plus que doublé en cinq ans
  2. Où est passé l’argent public
  3. Un état du bâtiment sous-estimé, un projet qui a grossi en cours de route
  4. Un modèle économique qui repose largement sur l’argent public
  5. Ce que révèle ce chantier sur la gestion des grands projets d’État

Un budget qui a plus que doublé en cinq ans

Cent dix millions d’euros. C’est la somme annoncée en mars 2018 par Emmanuel Macron, alors président de la République fraîchement élu, pour transformer le château François-Ier de Villers-Cotterêts, dans l’Aisne, en vitrine internationale de la langue française. Six ans plus tard, la facture réelle s’élève à plus du double. En 2019, le budget alloué était de 110 millions d’euros. Quatre ans plus tard, en 2024, on découvre que le coût total du chantier est désormais estimé à 234 millions d’euros, soit plus du double qu’à l’origine.

Ce chiffre ne sort pas d’un rapport parlementaire anodin. Il figure dans un document de la Cour des comptes, publié en mars 2024, qui décortique la manière dont l’État a piloté ce chantier hors normes. Dans un rapport intitulé « Des moyens considérables, une logique de guichet, un contrôle insatisfaisant 2017-2023 », la juridiction financière évoque le montant des travaux du château de Villers-Cotterêts. Le ton du document, sobre mais sans concession, tranche avec l’enthousiasme des discours inauguraux prononcés quelques mois plus tôt.

Où est passé l’argent public

Un dérapage de cette ampleur, plus de 120 millions d’euros supplémentaires, ne se finance pas avec les lignes budgétaires habituelles. C’est là que l’histoire devient révélatrice des pratiques de l’État en matière de grands projets culturels. « Ce type de projet, normalement financé par le budget ordinaire du ministère de la Culture, l’a été en grande majorité par des crédits exceptionnels : 100 millions pris sur le plan de relance », note la Cour. une enveloppe conçue pour relancer l’économie après la crise sanitaire a servi, pour une part significative, à éponger le surcoût d’une rénovation patrimoniale.

La ficelle budgétaire ne s’arrête pas là. Dans le budget initial, une somme de 30 millions d’euros provenant d’une enveloppe financée par le programme d’Investissements d’avenir (PIA3) a été réservée, alors que celui-ci répond à des priorités nationales dont le choix est, selon la Cour des Comptes, « contestable au vu de l’absence de lien avec l’objet du programme auquel ils sont rattachés ». Un programme censé soutenir l’innovation de rupture a ainsi contribué à financer la pose de pierres de taille dans un château Renaissance. Sur le plan comptable, l’assemblage tient. Sur le plan de la sincérité budgétaire, la Cour des comptes y voit un problème de fond. Un rapport parlementaire évoquait déjà en amont un chantier lancé sur des bases financières incertaines : « L’opération est estimée à 110 millions d’euros, sans que nul ne sache comment a été réalisée cette évaluation. »

Un état du bâtiment sous-estimé, un projet qui a grossi en cours de route

Comment expliquer un tel écart entre l’annonce et la réalité ? La première raison tient à l’état du monument lui-même. Abandonné depuis 2014 après avoir servi de maison de retraite, le château accusait des décennies de négligence que personne n’avait sérieusement chiffrées avant de lancer les travaux. Le témoignage de l’architecte en chef des monuments historiques, chargé du chantier, est sans appel : « J’avais le souvenir d’un bâtiment assez délaissé, quand je l’ai revu 30 ans après, j’ai trouvé qu’il était vraiment dans un état lamentable […] Mais ça a été un choc ! » Lancer un programme de cette envergure sans étude préalable aboutie sur le bâti, c’est un peu comme signer un devis de rénovation sans avoir ouvert les murs. Les mauvaises surprises, ici, se sont chiffrées en dizaines de millions.

La seconde raison relève d’un choix plus politique : l’élargissement du projet en cours de route. Ce qui devait être une restauration s’est mué en un équipement culturel complet, avec ses espaces muséographiques, son auditorium modulable de 250 places et ses dispositifs immersifs consacrés à la francophonie. Le chantier a mobilisé des moyens considérables : 600 compagnons, plus de 200 entreprises, 20 000 mètres carrés de travaux ont été nécessaires pour faire renaître ce joyau Renaissance. Ajouter des ambitions en cours de chantier, c’est mécaniquement ajouter des lignes budgétaires qui n’avaient pas été anticipées lors de l’annonce initiale de 2018.

Un modèle économique qui repose largement sur l’argent public

Au-delà du coût de construction, c’est la soutenabilité du projet à long terme qui inquiète la Cour des comptes. Un équipement culturel de cette taille, installé dans une commune de dix mille habitants marquée par un contexte socio-économique difficile, ne s’autofinance pas avec la seule billetterie. La commune de Villers-Cotterêts se caractérise par un contexte socio-économique défavorisé, une population en légère diminution depuis plusieurs années, et doit trouver avec ses partenaires institutionnels les voies et moyens de tirer profit de l’implantation de cette structure à rayonnement international. L’objectif de fréquentation, fixé à 200 000 visiteurs par an en rythme de croisière selon le Centre des monuments nationaux, reste à confirmer sur la durée : les grands équipements culturels connaissent souvent un pic à l’ouverture, suivi d’un tassement une fois l’effet de nouveauté passé.

La question du pilotage administratif n’est pas non plus anodine. En confiant le financement à des circuits exceptionnels plutôt qu’au budget ordinaire du ministère de la Culture, l’État a aussi privé le Parlement d’un droit de regard classique. Le pilotage des crédits exceptionnels par le secrétariat général pour l’Investissement tient à l’écart de tout contrôle le ministère de tutelle et le Parlement. Un montage qui a permis d’aller vite, certes, mais au prix d’une transparence budgétaire largement affaiblie. Le président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, a lui-même interrogé publiquement la cohérence de ces arbitrages entre patrimoine et innovation.

Ce que révèle ce chantier sur la gestion des grands projets d’État

Villers-Cotterêts n’est pas un cas isolé. Le rapport de la Cour des comptes associe systématiquement ce dossier à celui du Grand Palais, autre grand chantier patrimonial financé par les mêmes circuits budgétaires exceptionnels. Depuis 2017, seuls 278 millions d’euros ont été consommés au titre des PIA 1 et 3 dans le champ culturel, dont 190 millions transférés au budget de la culture pour financer deux grandes opérations de restauration patrimoniale, la Cité internationale de la langue française et le Grand Palais. Deux monuments, deux dérapages, un même réflexe : piocher dans des enveloppes conçues pour autre chose plutôt que d’assumer, dès le départ, le coût réel d’une ambition patrimoniale.

Le château a rouvert ses portes le 1er novembre 2023, restauré, spectaculaire, et désormais fréquenté par des visiteurs venus de toute la France. Mais derrière la pierre blonde et la verrière du jeu de paume, cette addition à 234 millions d’euros restera un cas d’école pour quiconque s’intéresse à la manière dont l’État chiffre, annonce et finance ses grands projets culturels. La prochaine fois qu’un chantier patrimonial sera présenté en grande pompe avec un montant rond et rassurant, une question mérite d’être gardée en tête : sur quelles bases techniques ce chiffre a-t-il vraiment été calculé ?

Sources : senat.fr | france3-regions.franceinfo.fr

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway