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17 octobre : Des pillages en marge des cortèges ont visé la grande distribution mais pas que

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Des supermarchés mais aussi des boutiques de vêtements ou des commerces indépendants ont été visés par les casseurs, en marge des cortèges.

Par Maëlle Roudaut avec AFP

Un supermarché Franprix pris d’assaut, alors que des affrontements éclatent en marge d’une manifestation contre la « vie chère » à Paris, le 17 octobre 2026.

GUILLAUME SALIGOT / AFP

Un supermarché Franprix pris d’assaut, alors que des affrontements éclatent en marge d’une manifestation contre la « vie chère » à Paris, le 17 octobre 2026.

Des vitrines brisées et des enseignes saccagées. En marge de la manifestation contre la vie chère, samedi 17 octobre, des casseurs ont pris d’assaut et pillé de nombreux commerces, dont des supermarchés. La grande distribution a vivement réagi samedi soir. Alexandre Bompard, président de la Fédération du commerce et de la distribution et PDG de Carrefour, a « condamné avec la plus grande fermeté » ces pillages sur LinkedIn.

Le patron des Mousquetaires/Intermarché, Thierry Cotillard, s’est aussi dit « profondément en colère », sur LinkedIn, assortissant son message de deux photos de magasins Intermarché dévastés. « Derrière les vitrines brisées, il y a des femmes et des hommes. Des entrepreneurs qui investissent, des équipes qui se lèvent chaque matin, des familles qui dépendent de leur commerce ».

Le président du Medef, Patrick Martin, a jugé également sur X que ce pillage de commerces était « inacceptable ». Le ministre du Commerce Serge Papin a dans la foulée assuré sur X « à tous les commerçants touchés » que « nous sommes mobilisés à Bercy pour vous aider ».

La grande distribution est en effet loin d’être la seule à avoir été visée : d’innombrables boutiques et magasins d’articles de sport, de prêt-à-porter, de produits de luxe ou de téléphonie mobile ont été dévalisés et vandalisés. Certains étaient situés à des kilomètres des manifestations autorisées contre la vie chère.

À Paris, des pillages autour de la place de République

Les pillages ont commencé autour de la place de la République dans la capitale, siège de vives tensions avec les forces de l’ordre, ont constaté les journalistes de l’AFP, où, sans paraître se préoccuper de la présence des caméras, des jeunes ont attaqué de nombreux magasins, fracassant les vitrines avant de vider les lieux de leur marchandise.

Cela a été le cas d’un Monoprix, d’un McDonald’s, un peu plus tard d’un magasin SFR, d’un magasin Yves Rocher, d’un Picard, un Carrefour City, un Franprix et un Etam. Une concession Kawasaki a été incendiée.

Le maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, a condamné « fermement » les « dégradations » et « actes de casse » observés, alors que « la grande majorité des manifestants » souhaitaient « défiler dans le calme ».

Sephora, Micromania, la boutique du LOSC…

Selon l’exécutif, des pillages ont aussi eu lieu à Marseille, Strasbourg, Rouen, Nantes, Rennes, Toulouse, Pau et Valence. Mais ce n’est pas tout. Selon les bureaux de l’AFP en région, à Lille un magasin Optic 2000, le Sephora de la Grand-Place, l’Apple Store et un Carrefour City ont été pillés ou saccagés, ainsi qu’une agence de la Banque postale, et même la boutique du club de foot de Lille, le LOSC.

À Rennes, les casseurs s’en sont pris aux Galeries Lafayette, à une boutique Orange, un opticien Afflelou et un Starbucks. À Strasbourg à un magasin Primark, à Nancy, une enseigne de sport, à Clermont-Ferrand, un Zara et un Nature et Découvertes.

À Lyon, les magasins Boulanger (en partie incendié) et Nike, les boutiques The Kooples, Hugo Boss, Vitton Clop, Jott, Lancel, Sephora ont été visés. À Perpignan, le magasin Sephora a été lui aussi dévalisé. À Nantes, les enseignes Foot Locker, Courir et la Fnac, tandis qu’à Bordeaux, Décathlon, Intersport, l’Apple Store ainsi qu’un Carrefour Express ont été ciblés.

La liste n’est pas exhaustive et toute la journée, les réseaux sociaux ont montré d’autres pillages encore contre des enseignes tournées vers des produits populaires chez les jeunes, telles que H&M, Micromania, ou encore Swarovski.

Vers 18 h 00, Clémence, fleuriste à Lyon interrogée sur BFMTV, tenait encore dans la main un des pavés qui avaient fait exploser sa vitrine, « déjà cassée pendant les gilets jaunes ». « Ils sont entrés de tous les côtés et on a eu beau dire qu’on était juste fleuristes, malheureusement, ils s’en foutent. On n’avait nulle part ou aller et on a eu super peur », racontait-elle, se disant « écœurée » .

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