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Devant le bureau du député Yves Montigny, le 20 juillet, le Comité Non aux féminicides — Côte-Nord et les groupes de femmes de la Manicouagan ont tenu une nouvelle mobilisation afin de dénoncer la hausse des féminicides au Québec.
Pour une septième fois, des roches ont été déposées en mémoire des femmes tuées parce qu’elles étaient des femmes, un geste symbolique qui, selon les organisatrices, ne peut plus remplacer des mesures concrètes.
Le groupe rappellent que 13 femmes ont perdu la vie dans un contexte de féminicide depuis le début de l’année au Québec. Il souligne que six nouvelles victimes se sont ajoutées depuis leur première mobilisation.
Pour les organisatrices, chaque roche déposée représente une victime, mais aussi un système qui continue de banaliser les violences faites aux femmes. Elles estiment que ces violences s’inscrivent dans des rapports de domination qui persistent dans différents milieux de vie.
Le comité revendique des investissements massifs et récurrents dans les ressources pour femmes victimes de violence, des places supplémentaires en maisons d’hébergement, un financement stable et prévisible et une reconnaissance politique claire que la violence envers les femmes est un enjeu majeur, pas un fait divers.
« Nommer un féminicide est un acte politique. C’est refuser que l’agresseur disparaisse derrière des mots qui déresponsabilisent », a insisté le Comité Non aux féminicides — Côte-Nord dans un communiqué.
Il rappelle également l’importance de la prévention dès le plus jeune âge pour briser le cycle de la violence faite aux femmes.
Morgane Busson
Initiative de journalisme local


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