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A 25 ans, c'est sa 13e mention au casier judiciaire. Cette fois pour des violences sur un employé communal de Beaurepaire qui n'a pas apprécié le rodéo en scooter.
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Par Rédaction La Roche-sur-Yon Publié le 21 août 2026 à 10h15
Vols, outrages, infractions routières… Le jeune homme jugé le jeudi 20 août 2026 au tribunal de La Roche-sur-Yon, âgé de 25 ans, a déjà 12 mentions à son casier judiciaire. Il a d’ailleurs comparu en visioconférence depuis une maison d’arrêt, où il purge une peine dans le cadre d’une autre affaire. Il est libérable en novembre 2027.
Il aura une 13e mention pour des violences sur une personne chargée d’une mission de service public, en l’occurrence un employé communal de la mairie de Beaurepaire, qui s’est constitué partie civile et a réclamé 1 079 euros pour son préjudice, notamment l’arrêt de travail de son employé.
A cause d’un « wheeling »
Le 20 février 2025, ce dernier, occupé à passer le rotofil dans une rue, a fait une réflexion au prévenu qui passait à ce moment-là en scooter et qui faisait du « wheeling » (des roues arrière). Le ton est monté entre les deux protagonistes qui se connaissaient et qui n’étaient pas spécialement en bons termes.
L’employé communal aurait saisi le jeune homme par le col, il aurait aussi tenté de lancer le rotofil sur le deux-roues. L’intrépide pilote du scooter n’a guère apprécié la manœuvre et a balancé une droite à l’employé de la voirie, qui est tombé au sol. « Je ne lui ai pas donné de coup de pied. » L’homme aurait été frappé à trois reprises. « J’ai seulement donné un coup de poing », a minimisé le jeune prévenu, « puis je suis parti ! »
« Quelqu’un qui ne sait pas se maîtriser »
Face à « quelqu’un qui ne sait pas se maîtriser », le procureur de la République a estimé que « les violences sur une personne chargée d’une mission de service public étaient caractérisées. » Il a requis six mois de prison ferme.
L’avocate de la défense a demandé au tribunal de « suivre une logique sur les faits et les conditions dans lesquelles ils ont été commis. » Plutôt qu’une peine ferme, elle a sollicité un travail d’intérêt général.
La défense a été en partie entendue. Le prévenu est condamné à 100 jours-amendes à 3 euros, à une interdiction de paraître à Beaurepaire pendant deux ans, et il devra verser 500 euros à la partie civile. Le tribunal a expliqué sa décision en soulignant que « chargé d’une mission de service public ou pas, il n’aurait pas dû attraper le prévenu par le col. »
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