Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

1,35 milliard d’euros engloutis au large de Vinaròs : dix ans plus tard, les Espagnols remboursaient encore une installation jamais exploitée

6 day_ago 49

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Un trou dans la mer, treize puits scellés au fond de la Méditerranée, et une facture qui a mis plus d’une décennie à se stabiliser. Voilà ce qu’il reste du projet Castor, ce stockage de gaz naturel censé garantir l’indépendance énergétique de l’Espagne et qui n’a jamais livré le moindre mètre cube de gaz à un client. Dix ans après la crise sismique de l’automne 2013, les Espagnols remboursaient encore, via leurs factures ou leurs impôts, une infrastructure fantôme évaluée à 1,35 milliard d’euros d’indemnisation.

À retenir

  • Une infrastructure colossale qui n’a jamais injecté un seul mètre cube de gaz à un client
  • Des centaines de tremblements de terre ont forcé l’arrêt du projet dès l’été 2013
  • Une indemnisation versée en 40 jours mais remboursée par les Espagnols pendant 13 ans

Sommaire

  1. Un chantier pharaonique né d’une ambition énergétique
  2. L’été où la terre s’est mise à trembler
  3. Une facture que personne ne voulait payer
  4. Le dossier se referme, plus d’une décennie après

Un chantier pharaonique né d’une ambition énergétique

Tout commence sous le gouvernement de José Luis Rodríguez Zapatero. L’idée : réutiliser un ancien champ pétrolier abandonné par Shell au large de Castellón pour y injecter du gaz naturel et créer une réserve stratégique. Ce mégaprojet a été approuvé formellement en 2007 et lancé en 2008, sous le gouvernement de José Luis Rodríguez Zapatero, poursuivi lors de la législature suivante par l’exécutif de Mariano Rajoy. La concession revient à la société Escal UGS, dont l’actionnaire principal est ACS (66 %), l’entreprise de construction de Florentino Pérez.

Le dimensionnement du projet donne le vertige. L’installation terrestre se trouve sur la commune de Vinaròs, dans la province de Castellón, tandis que la partie offshore est située dans les eaux territoriales espagnoles à 21,6 kilomètres de la côte. Les deux infrastructures sont reliées par un gazoduc de 30 pouces de diamètre, long d’environ 30 kilomètres, ainsi que par une ligne en fibre optique. Sous la mer, à plus de 1 700 mètres de profondeur, la structure devait emmagasiner environ 1,3 million de mètres cubes de gaz naturel liquéfié, une quantité présentée comme une réserve équivalente aux besoins pour trois mois de la région de Valence, qui compte plus de 5 millions d’habitants. Le budget initial, lui, semblait presque raisonnable : 500 millions d’euros. La suite allait multiplier la note par trois.

L’été où la terre s’est mise à trembler

Les premières injections démarrent au printemps 2013. Très vite, le sol se dérègle. Ces premières injections de gaz, en 2013, s’étaient accompagnées de centaines de secousses sismiques dans la région, entraînant les protestations d’associations écologistes et d’habitants puis l’arrêt du chantier. Au total, jusqu’à 500 petits séismes atteignant une magnitude de 4,2 ont été enregistrés pendant cette phase de test, et l’installation de stockage n’est finalement jamais devenue opérationnelle.

Les habitants du delta de l’Èbre découvrent alors des nuits agitées qu’ils n’avaient jamais connues. À Vinaròs, plus de mille personnes forment une chaîne humaine pour réclamer l’arrêt du projet, tandis que des pêcheurs locaux se plaignent d’une baisse des prises après les secousses. Le Parlement européen s’en mêle : l’institution vote une motion demandant des compensations pour les habitants de la zone. Une étude du Massachusetts Institute of Technology tranchera plus tard le débat scientifique : les secousses survenues à la fin de l’été 2013, atteignant 4,3 sur l’échelle de Richter, ont bien été causées par les injections de gaz dans le réservoir. Deux cadres d’Escal UGS seront même jugés des années plus tard, poursuivis pour « crimes contre l’environnement » pour ne pas avoir mené d’études sismiques suffisantes sur la zone.

Une facture que personne ne voulait payer

Face au chaos, ACS jette l’éponge. Escal UGS renonce à la concession Castor, et le gouvernement espagnol, dirigé par Mariano Rajoy, accepte cette renonciation par un décret royal qui approuve dans le même mouvement une indemnisation de 1,35 milliard d’euros pour l’entreprise. Une somme versée quasiment sans délai, dénoncée par des collectifs citoyens comme une compensation exorbitante payée en moins de 40 jours, dans un contexte de coupes sociales majeures en Espagne.

Le mécanisme de financement révèle toute l’absurdité du montage. Le projet avait été partiellement financé par des obligations européennes, et l’indemnisation devait initialement être répercutée sur les factures de gaz de tous les consommateurs espagnols pendant trente ans. Le Tribunal constitutionnel finit par intervenir : il déclare nulle et anticonstitutionnelle l’indemnisation de 1,35 milliard d’euros accordée à Escal UGS, jugeant que le recours au décret-loi n’était pas justifié pour ce type de mesure. Mais l’annulation ne clôt rien. Les banques ayant financé l’opération, Santander, Caixabank et Bankia, contre-attaquent devant la Cour suprême, qui leur donne raison en octobre 2020 : l’État espagnol doit payer 1,35 milliard d’euros à ces trois banques qui avaient financé l’indemnisation versée à Escal UGS. la facture change de destinataire mais reste entièrement à la charge du contribuable. Au final, l’addition totale du fiasco Castor, entre construction, indemnisation et procédures diverses, dépasse 1,6 milliard d’euros à la charge des Espagnols.

Le dossier se referme, plus d’une décennie après

Il aura fallu attendre 2026 pour voir le bout du tunnel. Les treize puits du site, désormais confiés à l’opérateur gazier Enagás pour la maintenance, font l’objet d’une opération de scellement définitif. Les travaux de scellement définitif des treize puits du stockage de gaz Castor, au large de Vinaròs et d’Alcanar, doivent s’achever cet été si la météo permet de respecter le calendrier prévu. Une étape technique lourde, puisqu’il fallait d’abord isoler chaque puits de la formation géologique avant de poser les bouchons définitifs, un processus mené puits par puits depuis l’année précédente.

Le dossier n’est pourtant pas totalement clos. Après ce scellement, une phase décisive restera à mener, car le démantèlement complet n’a pas encore été officiellement commandé par le ministère. la plateforme continuera de trôner au large de Vinaròs, silencieuse, bien après que la dernière goutte de gaz aura été oubliée. Ce qui frappe surtout dans cette histoire, c’est la vitesse du versement de l’indemnité comparée à la lenteur du démantèlement : quarante jours pour payer 1,35 milliard, plus d’une décennie pour refermer proprement le trou qu’on avait creusé sous la mer.

Sources : cordis.europa.eu | assemblee-nationale.fr | upcommons.upc.edu

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway