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Par Ar. C.
Le 23 mars 2026 à 14h53
Interrogé par Midi Olympique, le sélectionneur des Bleus a évoqué les inquiétants problèmes du XV de France dans le secteur de la mêlée.
Passer la publicité Passer la publicitéUne victoire mais des secteurs à revoir. Le XV de France a récemment remporté le Tournoi des six nations, le troisième titre pour Fabien Galthié depuis son arrivée à la tête des Bleus en 2020, après le Grand Chelem de 2022 et le doublé réalisé en 2025-2026. Si l’attaque tricolore a encore brillé dans cette dernière édition, d’autres domaines ont inquiété comme la défense (96 points encaissés lors des deux derniers matches) et la mêlée tricolore, orpheline depuis l’arrêt de la carrière de Uini Atonio.
Dans un long entretien accordé à nos confrères de Midi Olympique, Fabien Galthié est revenu sur les problèmes de la mêlée, flagrants notamment face à l’Angleterre avec seulement 57% de réussite. «Je vais vous donner un classement simple. Meilleure attaque de la compétition : la France. En défense, on est troisièmes, à 4,4 points du premier. En mêlée, par contre, nous sommes derniers : 1,8 pénalité récupérée sur 10 introductions, contre 6 sur 10 pour les Anglais. Et 42 % de pénalités encaissées sur introduction adverse. C’est un point de déséquilibre majeur. On va travailler dessus, revoir nos méthodes», reconnaît-il.
«50 % des essais encaissés viennent d’une pénalité sur mêlée»
Et le sélectionneur du XV de France d’avancer une statistique plus qu’inquiétante : «Vous me demandez d’expliquer pourquoi nous avons encaissé 96 points en deux matchs mais 50 % des essais encaissés viennent d’une pénalité sur mêlée. Si c’est nous qui récupérons la pénalité, on va dans le camp adverse et on marque. C’est un point essentiel. La mêlée est un secteur passionnant et complexe, qui se joue à huit, pas seulement avec le pilier droit.»
Interrogé récemment par Le Figaro, Didier Retière, ancien entraîneur en charge des avants du XV de France puis DTN de la Fédération français, avait mis en garde. «Ça va être une potentielle fragilité sur laquelle nos adversaires vont essayer d’appuyer. C’est un sujet qu’il va falloir prendre à bras-le-corps. On sait très bien que, pour les Coupes du monde, il faut avoir plusieurs possibilités à ce poste. Il y a toujours le risque qu’un mec se blesse. Il faudra avoir un groupe assez large et le préparer. Moins de deux ans pour le faire, ce n’est vraiment pas beaucoup. Cela nécessite un travail de synergie avec les clubs.»


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