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MTN Cameroun dans le viseur. Après la mort du boxeur congolais Roméo Katompa, brûlé vif à Johannesburg dans la nuit du 16 au 17 juillet 2026, la question du boycott de l’opérateur sud-africain revient avec force sur les réseaux camerounais. Le raisonnement est simple, frapper économiquement un pays qui laisse ses citoyens massacrer des Africains venus d’ailleurs.
Des morts qui s’accumulent, une entreprise qui prospère
L’Afrique du Sud n’en est pas à sa première vague de violences xénophobes. Depuis des années, des ressortissants nigérians, congolais, zimbabwéens et d’autres nationalités africaines subissent des attaques, parfois mortelles, dans plusieurs villes du pays. Roméo Katompa, sparring-partner de l’ancien champion du monde WBC Junior Makabu, en est la dernière victime.
Pendant ce temps, MTN, groupe sud-africain, engrange des millions d’abonnés à travers le continent. Au Cameroun seul, l’opérateur revendique plusieurs millions de clients et pèse lourd dans le marché des télécommunications. Le chiffre fait mal, quand on sait que cet argent finit dans les caisses d’un pays qui peine visiblement à protéger les étrangers sur son sol.
Le truc c’est que personne ne s’y est vraiment opposé jusqu’ici. Les violences xénophobes se répètent, les communiqués de condamnation tombent, et la vie économique entre l’Afrique du Sud et le reste du continent continue comme si de rien n’était.
Le boycott, un levier réellement disponible
C’est un tournant que certains réclament depuis longtemps sans jamais avoir été vraiment entendus. Boycotter MTN Cameroun reviendrait à envoyer un signal clair à un pays qui profite du marché africain tout en fermant les yeux sur les crimes commis contre ses frères du continent.
Les consommateurs camerounais ont un pouvoir qu’ils sous-estiment souvent.
Changer d’opérateur, privilégier Orange ou Camtel, ce n’est pas juste un geste symbolique. C’est une manière concrète de faire comprendre que la solidarité panafricaine ne se limite pas aux communiqués officiels et aux minutes de silence.
On attendait mieux de la diplomatie africaine face à ces violences répétées. Peut-être que le portefeuille des consommateurs réussira là où les discours ont échoué.
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Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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