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Par Le Figaro avec AFP
Publié le 24/08/2026 à 21h32, mis à jour le 24/08/2026 à 21h53
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Les États-Unis poursuivent leur rapprochement avec la Syrie près de deux ans après la chute de Bachar al-Assad, débloquant ainsi les investissements dans ce pays.
Passer la publicité Passer la publicitéLes États-Unis ont annoncé lundi avoir retiré la Syrie de leur liste des pays accusés de soutenir le terrorisme, sur laquelle le pays figurait depuis 47 ans, une nouvelle étape de la levée progressive des sanctions américaines. Le gouvernement Trump avait indiqué début juillet son intention de supprimer la Syrie de cette liste, qui limitait jusqu'ici les investissements dans ce pays, un peu moins de deux ans après la chute de Bachar al-Assad, en décembre 2024.
«La fin de la désignation de la Syrie comme État soutenant le terrorisme est une étape historique qui permet au pays de retrouver sa place naturelle au sein du système économique mondial», a déclaré le gouverneur de la Banque centrale de Syrie Safwat Raslan sur X, ajoutant que l’institution qu’il dirige œuvrait à «bâtir un système financier moderne et fiable».
Les États-Unis ont également sorti Hayat Tahrir al-Sham (HTS), anciennement Front al-Nosra, ancien groupe islamiste qu'a dirigé le président syrien Ahmed al-Chareh, de leur liste des principaux groupements et individus «terroristes» (Specially Designated Global Terrorist). Un temps branche d'Al-Qaïda en Syrie, le Front al-Nosra avait annoncé rompre ses liens avec l'organisation en 2016 et s'était rebaptisé HTS.
«Promesse de Trump»
Après sa prise de pouvoir, en décembre 2024, Ahmed al-Chareh avait annoncé la dissolution de tous les groupes armés ayant renversé Bachar al-Assad, dont HTS, sa propre formation. Lundi toujours, le Trésor américain a ôté HTS de sa liste des personnes et entités sous sanctions (SDN List), selon un communiqué. «Le Trésor se conforme à la promesse du président Trump de donner au peuple syrien une ouverture sur de grandes choses», a déclaré le ministre des Finances, Scott Bessent, cité dans le communiqué.
«Les décisions prises aujourd'hui vont favoriser des investissements supplémentaires en Syrie pour promouvoir la stabilité politique et économique» du pays, a-t-il poursuivi. Depuis 2025, de nombreux pays occidentaux ont progressivement annulé les sanctions imposées à la Syrie, notamment le Canada ou le Royaume-Uni. L'Union européenne les avait levées dès mai 2025.


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