NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La communauté de Pessamit, regorgeant d’artistes, attendait avec impatience le retour de la Wapikoni mobile, une roulotte de production cinématographique.
Wapikoni fait une halte à Pessamit, au Centre communautaire Ka Mamuitunanut, pour un peu plus d’un mois.
« Il y a vraiment un engouement pour la création ici, il y a tellement d’artistes à Pessamit, on n’a même pas eu besoin de faire de promotion pour la roulotte », déclare la cinéaste-mentore Ginger Le Pêcheur.
Rappelons que depuis 2004, Wapikoni parcourt les routes du Québec pour faire escale dans les communautés autochtones. Sa mission : offrir aux participants des communautés les outils et l’accompagnement nécessaires pour transformer leurs idées en courts métrages.
Avant d’être assistante-cinéaste pour Wapikoni, Isabelle Kanapé était une habituée des visites triennales de la roulotte dans sa communauté. « J’ai fait sept films avec le Wapi, j’avais tellement hâte qu’ils reviennent à chaque fois que l’équipe partait », déclare la femme de Pessamit.
La coordonnatrice locale, Daisy Bellefleur Bacon, partage un parcours similaire : « J’étais moi aussi une habituée des visites du Wapi, avant qu’on me propose ce poste, que j’ai directement accepté. »
Les deux femmes de Pessamit s’entendent pour dire qu’à leurs débuts dans le monde du cinéma, elles étaient habitées par le syndrome de l’imposteur. Rapidement, toutefois, la Wapikoni mobile leur a permis de prendre confiance en leurs capacités artistiques.
La cinéaste-mentore précise que des liens se sont créés de visite en visite entre Wapikoni et Pessamit. « On a tellement eu un bel accueil à notre arrivée le 22 septembre », ajoute-t-elle.
La dernière visite de l’organisme dans la communauté date d’il y a trois ans, ce qui a amené plusieurs participants à se présenter avec enthousiasme devant la roulotte. « Ça fait plus de deux ans que j’ai mon idée, j’ai envie de réaliser », déclare Ginger Le Pêcheur, citant ses apprentis cinéastes.
La roulotte aura pied à terre dans la communauté jusqu’à la fin du mois d’octobre. Son départ s’effectuera peu de temps après la projection des films des participants, qui aura lieu le 20 octobre au centre communautaire.
L’équipe de Wapikoni est à Pessamit jusqu’à la fin du mois d’octobre. Photo courtoisie
Pour tous les âges
« Les plus jeunes participants cette année ont dix ans, et les plus vieux sont dans la cinquantaine », fait savoir le cinéaste-mentor Mirkö Lafrenière, très satisfait de cette moyenne diversifiée.
« Comment je vois Wapikoni, c’est vraiment comme un laboratoire où tu peux tout tester », explique Isabelle Kanapé. La cinéaste-mentore Ginger lui répond : « Ce n’est pas pour rien que le slogan de Wapikoni, c’est Apprendre en créant. »
Au-delà de la visite de la roulotte
Les réalisations des participants sont généralement propulsées par Wapikoni dans plusieurs festivals, un peu partout, au Québec et dans le monde.
« J’étais tellement fière quand j’ai su que mon film allait être diffusé en Allemagne », déclare Isabelle Kanapé, tout sourire.
Des formations professionnelles sont aussi offertes par l’organisme aux artistes qui souhaitent en apprendre davantage. Mme Kanapé a profité de cette offre, notamment cet été à l’Université du Québec à Montréal, où elle a pu en apprendre plus sur le montage.
« C’est génial, ça ne coûte rien, juste du temps », conclut-elle.
Roseline Pelletier
Initiative de journalisme local


9 hour_ago
26



























.jpg)






French (CA)