NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Life 12/07/2026 08:00
L’organisation d’un séjour avec des amis peut être source de tensions. Et si on adoptait une autre perspective, s’interroge notre journaliste ?

Guillermo Spelucin / Getty Images
Dans l’organisation d’un séjour entre amis, deux profils se dégagent : les membres du groupe qui prennent les devants, et celles et ceux qui se laissent porter.
Pour celles et ceux qui ont la chance de partir en vacances, le séjour entre amis est une option qui a le vent en poupe dans l’Hexagone : selon l’édition 2026 du baromètre Ispos-BVA pour Europ Assistance, 17 % des Françaises et des Français privilégient ce format, largement au-dessus de la moyenne européenne, à 12 %.
Mais lorsqu’il s’agit de l’organisation du séjour en amont – trajets, hébergement, visites, repas, réservations diverses… –, deux profils se dégagent : les membres du groupe qui prennent les devants, et celles et ceux qui se laissent porter. « Dans mon groupe, c’est même une source de blagues : on sait que certaines personnes ne vont pas répondre, qu’il va falloir les relancer pour avoir une réponse », me confie Sébastien, 40 ans, qui part souvent entre pote.
Pour ma part, cette année, j’ai pris le « lead » – comme on dit en entreprise – dans l’organisation de mes propres vacances entre potes. « Je suis en défaillance totale », a exagéré l’un mes amis les plus proches qui, malgré tout, est allé acheter une carte de randonnée pour notre excursion dans les Alpes. Et pour les quelques jours à la plage la semaine précédente, j’étais aux manettes pour faire coïncider les horaires de train, les trajets en bus et la location des vélos.
L’anticipation d’un événement positif
Et, plutôt que de m’en plaindre, je suis désormais convaincu que cette position est, contre intuitivement, particulièrement avantageuse. Certes, elle n’est pas tout à fait neutre pour la charge mentale – les femmes en couple hétérosexuel savent très bien ce qu’implique la gestion de la logistique au quotidien. Mais les vacances, précisément, sortent du quotidien et le premier avantage que je trouve à endosser le rôle de G.O. est qu’il permet d’anticiper.
Or, les travaux de certains psychologues suggèrent que le plaisir ne provient pas uniquement d’un événement positif en lui-même, mais aussi de son attente. D’après Fred Bryant, qui a développé le concept de « savoring » (la capacité à « savourer » les expériences positives), cette attente peut augmenter les émotions positives et améliorer l’humeur, à condition évidemment que l’anticipation ne soit pas anxieuse ou obsessionnelle.
Pour les personnes qui se plongent régulièrement dans l’organisation de vacances, cette anticipation joue à plein. Et tant pis pour celles et ceux qui consultent à peine la conversation WhatsApp pour mettre un pouce de temps en temps.
Orienter les choix du groupe à sa sauce
Deuxième avantage : c’est évidemment une position idéale pour orienter les décisions vers ses choix d’hébergement, d’horaires, de restaurant ou d’itinéraire préférés. En passant au crible vous-même les possibilités, vous éliminez en amont celles qui ne vous conviennent pas. « Généralement, les personnes qui ne participent pas à l’organisation ne se sentent pas la légitimité de critiquer ensuite », observe Sébastien avec malice.
L’ingénieur remarque d’ailleurs que celles et ceux qui s’impliquent peu en amont « ne sont généralement pas trop chiants sur les activités ». C’est d’ailleurs le terme qu’utilise également Alexis, trentenaire parisien, qui reste en retrait au moment d’effectuer les réservations par « phorophobie » – ou phobie administrative. « Je suis très content que mes amis fassent le sale boulot ! Je me greffe et après je ne me plains pas. Tu me poses quelque part, je suis. Tu veux faire une balade, je suis. »
« Tout n’est pas noir ou blanc »
Enfin, je trouve qu’assumer une certaine forme de répartition des rôles dans un groupe d’amis apporte une forme de bienveillance. Et prendre conscience de la singularité de chacun et de chacune fait aussi partie, à mon sens, des éléments qui renforcent une amitié, en particulier dans un contexte de groupe.
« Quand je pars, c’est avec des gens qui savent que je ne suis pas très réactif dans les phases préparatoires », souligne Alexis. Et qui l’acceptent ainsi. « Parfois, une personne qui ne s'impliquera pas dans l’organisation, participera à la vie du groupe et animera le séjour, par exemple, remarque Sébastien. Ce n’est pas tout blanc ou noir ! »


2 day_ago
44



























.jpg)






French (CA)