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Une demi-finale de soccer sur fond de fête nationale française

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Les Français de Montréal gardaient espoir jusqu’au bout mardi après-midi. Toutefois, l’élan patriotique dû à la fête nationale de la France n’a pas suffi pour assurer une victoire contre l’Espagne lors de la demi-finale de la Coupe du monde de soccer.

Après le premier but de l’Espagne, l’ambiance devant le Frappé sur la rue St-Laurent était morose. « Anxieux » est l’état de Raphaël Poissonnier face au pointage de 1-0. « J’ai parié 3-1 [pour la France]. [Les Espagnols] ont mis le premier, il faut bien leur concéder ! », lance le jeune homme récemment arrivé à Montréal.

C’est plutôt la frustration qui ressortait de Julien Dobrenn, qui réussissait quand même à maintenir son optimisme. « Ils vont le faire », dit-il en parlant des Bleus. Après 12 ans dans la métropole, il souligne la forte ambiance présente à tous les matchs de la Coupe du monde de soccer, peu importe le pays. « Ici t’as toutes les cultures, donc tu vois [les partisans] de toutes les équipes », explique celui dont le bar de prédilection est le Frappé.

Au deuxième étage, le stress gagnait doucement Paul Leblanc. « L’Espagne, c’est quand même une bonne équipe et là c’est déjà 1-0…. » appuyant avec espoir que ce n’est que le début. « Ça serait quand même con de perdre un 14 juillet. »

Une ambiance « incroyable »

Environ 400 personnes étaient entassées à l’intérieur du restaurant Robin des Bois au cœur du parc Lafontaine. Debout près du comptoir, Sulaymane Hosna et Titouan Es Sakhi regardaient vers l’écran géant. « L’ambiance est incroyable, ça va être une bête de match », s’exclame le premier. Drapés du drapeau français, les jeunes hommes ont pris congé spécialement pour l’occasion. « On s’est arrangés », rigole Sulaymane. « On a fait ça pour la France, évidemment », ajoute son ami.

En cas de défaite, Titouan, installé au Québec depuis huit ans, avait déjà énuméré ses plans. « On va rentrer chez nous, on va attendre l’orage et on va aller pleurer sous la pluie », dit-il avec humour. En mentionnant l’importance du soccer pour lui et bien d’autres, Titouan remercie les organismes qui mettent en place des événements de visionnement. Vivre un tel match avec des centaines de personnes « change la donne » pour lui. « Ça permet aussi aux Québécois de voir ce qu’on vit chez nous et de les inviter à venir participer. »

« On voulait retrouver un peu une ambiance patriotique française », explique pour sa part Maxime Creblut. Mission accomplie puisque La Marseillaise avait commencé au même moment. Un interlude musical à laquelle tous les partisans présents dans le Robin des bois ont pris part. Lui et son ami Rémi Prospéri étaient au fond de la salle avec un drapeau bleu-blanc-rouge. Écoutent-ils souvent le soccer ? « La Coupe du monde et l’Euro, c’est très important », explique Rémi. « Hum, moi c’est tout le temps », dit-il pour charrier son ami. « C’est symbolique d’avoir une fête nationale en même temps que la demi-finale des Bleus, c’est magnifique », conclut Rémi.

Complet, partout

Cela faisait environ 15 minutes que Léo Costes et son ami cherchaient un lieu pour regarder le match. Après avoir tenté sa chance au Robin des bois, sans succès, le même sort lui arrive devant le Ravito sur la rue St-Hubert. « On a appelé tous les bars, c’est complet ! », soupire l’homme vêtu du chandail de son équipe nationale.

L’événement organisé au Robin des bois par le Consulat général de France à Montréal a été victime de sa popularité. « Malheureusement, c’est vraiment complet, monsieur », annonce Nojoud Boujnah, une des coordonnatrices à un homme qui voulait regarder le match. « Ça me fait de la peine de refuser autant de gens, surtout pour la fête nationale », explique-t-elle. Nojoud mentionnait que les premières personnes se sont installées dans la salle à 11 h, soit quatre heures avant le premier coup de sifflet.

Même son de cloche pour Marilou Pringod et ses deux amis rencontrés devant le restaurant quelques minutes avant le match. « Ça nous fait un peu chier en vrai », dit-elle en riant. « On ne pensait pas qu’il y allait avoir autant de monde. »

Les trois jeunes étaient sur leur téléphone dans l’espoir qu’un de leurs amis ait trouvé de la place pour eux. « On a besoin de gagner cette année. Si on perd le 14 juillet c’est vraiment la honte quand même », s’exclame Marilou. Le groupe s’est entendu pour tenter leur chance au Club social.

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