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CONTRE-POINT - C’est peut-être pour éviter de nouvelles promesses inconsidérées ou intenables que le chef de l’État s’est astreint cette année à un service minimum. Ne parvenant pas à cacher que ces vœux 2026 n’étaient qu’une figure imposée.
Le qualitatif était-il bien... utile ? Promettre une «année utile», c’est ce qu’ont toujours fait les présidents au moment où leur mandat donnait des signes ostensibles d’essoufflement. Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande, et maintenant Macron, tous ont coché la case de ce cliché. Mais avoir besoin de dire ce qui devrait aller de soi est l’aveu d’un doute. Et cela, finalement, discrédite la parole politique.
C’est vrai plus encore pour cette année 2026. Après deux années au ralenti, marquées par l’unique et désormais suspendue réforme des retraites, chacun a été témoin, depuis la funeste dissolution de juin 2024, de blocages. Dix-huit mois au cours desquels trois gouvernements successifs n’ont rien fait d’autre que de chercher à faire voter un budget ; sans toujours y parvenir. Comment, avec une assemblée nationale à la composition inchangée et alors que la prochaine présidentielle dicte déjà toutes les stratégies, l’action deviendrait subitement «utile» par la grâce de vœux présidentiels ?


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