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Une exposition de la Faculté de médecine de l’Université de l’Alberta met en avant ces personnes qui vivent avec le cancer grâce à une médicamentation et dont l'existence est souvent oubliée.
Prenant part dans une recherche plus globale (nouvelle fenêtre), cet accrochage vise à sensibiliser le public à la réalité des personnes vivant avec le cancer.
Les personnes en rémission, les survivants, sont souvent mentionnées dans les catégories de patients. Toutefois, avec les avancées médicales, de plus en plus de personnes vivent avec un cancer grâce à un traitement à vie.
Comme le souligne Edith Pituskin, chercheuse à la Faculté de médecine, le domaine de l’oncologie a vécu un changement profond dans les dernières années souligne-t-elle.
Quand elle a commencé sa carrière, il y avait deux possibilités : la guérison ou la mort.
L’apparition d’une troisième voie, celle de la vie avec le cancer, impose de nouveaux besoins, de nouvelles réalités et de nouvelles réponses à apporter, affirme Edith.
Vivre avec le cancer, un défi invisible
Souvent, la prise quotidienne de médicaments entraîne des effets secondaires néfastes : nausées, perte de poids, détresses psychologiques, manque de repère ou immunodéficience.
Autant d’éléments qui sont parfois transparents aux yeux des autres et qui rendent invisible l’existence de la maladie.
Une participante m'a dit : "Les gens me disent que je suis trop belle pour avoir un cancer au stade avancé. Que j’ai mes cheveux, que je vais au taï-chi ou à la natation. Bref, que je suis trop occupée à vivre pour être malade."

Les proches d'Ardythe Bulter ont adapté leur vie pour la protéger : son traitement contre le cancer la rend immunodéficiente.
Photo : Radio-Canada / Jules Bonnet
Récemment, on m'a demandé de prendre en charge un programme au sein de l'église où je vais. J'ai dû refuser. Comme je suis très faible immunitairement, je pourrais tomber malade facilement à cause de la proximité avec des enfants. [...] Mais je n'ai pas envie de le dire car je ne veux pas être traitée différemment. Aussi parce que j'adorerais aider et être avec les enfants, mais je ne peux pas.
Cette recherche vise donc à étudier, renseigner et proposer des pistes de solution pour mieux accompagner ces personnes.
L’art comme vecteur d’un message de partage
Grâce à cette exposition, les organisateurs veulent croire que ces témoignages isolés et personnels résonneront chez le public.

L'exposition présente des photos et collages afin de sensibiliser le public aux émotions et réalités des personnes qui vivent avec cette épée de Damoclès sur la tête.
Photo : Radio-Canada / Aggée Tshibula
Par des photos et des extraits de témoignages imprimés, l'accrochage invite le public à plonger dans les pensées des personnes atteintes du cancer et d’épouser leur quotidien.


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