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Recevoir un diagnostic de cancer est toute une épreuve dans la vie. Cela a été le cas pour Karyne Gagné et Guy Ménard, tous deux originaires du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Ils se sont confiés jeudi au micro de Simon Roy-Martel, de l'émission Place publique, pour partager leurs expériences respectives.
La pelle a fessé fort dans la face quand Karyne Gagné a appris son deuxième diagnostic de cancer du sein, il y a environ un an. Finalement, mon petit cancer qui était supposé être juste de la radiothérapie, tout ça, s'est avéré plus agressif que prévu. Là, j'ai eu peur!
Bien que la Baieriveraine soit actuellement en rémission, elle doit poursuivre des traitements pour s’assurer que la maladie ne revienne pas. La mère de famille a confié sa difficulté à réaliser qu’elle avait eu le cancer.
Chaque fois que je vais quelque part, que je reçois un médicament, ou quand je recevais des traitements, puis qu'on me disait : "Votre nom, votre date de naissance" comme pour être sûr que je sois la bonne personne, chaque fois je me disais : "Ils vont me dire que c'est une farce, qu'ils se sont trompés de patient, puis que ce n'est pas moi." C'est fou de même!, lâche-t-elle dans un rire.
De son côté, Guy Ménard a annoncé son diagnostic de cancer du sang à ses proches d’une façon bien particulière.
S'il y a une chose que je sais, c'est que tu es mieux de raconter ton histoire toi-même que de laisser les autres la raconter pour toi. Alors, j'ai littéralement écrit un communiqué de presse que j'ai envoyé à mes meilleurs amis pour leur annoncer, leur apprendre ce que c’est un myélome multiple et ce qui allait normalement suivre, a raconté l'ancien conseiller en communication chez Alcan.
Vivant depuis 10 ans avec le cancer du sang, l’homme originaire de Chambord est l’auteur des livres Parti courir, dont le premier tome est paru en 2022 et le second, en 2026.
J'ai toujours aimé les livres. J'ai été impliqué même à l'époque où je vivais au Saguenay, j'étais président du Salon du livre du Saguenay. Alors, quand j'ai commencé à écrire les chroniques, je les mettais sur Facebook, puis éventuellement sur un site Internet. Puis, un beau jour, j'ai réalisé que ça pouvait faire un livre, puis après ça, ça a fait un deuxième livre. Se redéfinir comme étant auteur, j'adore ça. Très honnêtement, c'est une belle période de ma vie, ce bout-là.
Même son de cloche pour Karyne Gagné, qui juge important que les personnes atteintes de cancer ne soient pas seulement définies par la maladie.

Karyne Gagné garde le sourire malgré les chimiothérapies vécues.
Photo : Radio-Canada / Gracieuseté : Karyne Gagné
Une philosophie de vie
La femme âgée de 46 ans aurait pu avoir des craintes en raison des traitements qu’elle reçoit pour éviter le retour du cancer.
« Il n'y a pas de raison que j'aie cette peur-là présentement. Avec le cancer du sein, il y a beaucoup de recherches qui ont été faites. À un moment donné, il faut faire confiance à tout ça, puis dire : "Regarde, si ces professionnels-là disent qu'il n'y a pas de raison que je m'inquiète, puis que ça se peut que je sois guérie pour toujours, mais pourquoi ne pas y croire?" »
Elle a un message à passer à la population.
Prenez un jour à la fois. L'énergie d'aujourd'hui, ça ne sera pas pareil demain ou après-demain. Puis, faites du sport. Pour vrai, j'ai réussi à me tenir active le plus possible que j'ai pu durant mes traitements. Puis je pense qu'aujourd'hui, ça a fait vraiment une grosse différence sur la vitesse à laquelle je suis en train de récupérer.


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