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ENTRETIEN - La cuisinière italienne, à la tête du restaurant Le bœuf d’argent à Lyon, a remporté la saison 17 du concours culinaire de M6 face à Alexy Algar-Denos.
Viviana Pisacane a remporté la saison 17 de «Top chef» haut la main. La cuisinière italienne a, en effet, gagné la finale face à Alexy Algar-Denos avec 69,3 % des voix. Un large score qui lui permet d’empocher la somme de 69 300 euros. Plutôt discrète au début du concours, celle qui est à la tête du restaurant Le bœuf d’argent à Lyon qu’elle tient en famille avec sa sœur, son beau-frère et ses parents, est montée en puissance tout au long du concours.
Elle s’est révélée, notamment, dans les épreuves individuelles faisant preuve d’un sens du goût exceptionnel et d’une grande générosité dans ses assiettes. La protégée d’Hélène Darroze se confie sur sa victoire et revient sur son parcours dans le concours culinaire de M6.
TV MAGAZINE - Qu’avez-vous ressenti lorsque vous avez tiré la lame acier ?
Viviana PISACANE - C’était une libération de me dire « Je l’ai fait ! ». L’attente de cette cérémonie des couteaux a été très difficile et intense. Mais, je n’ai pas encore vraiment réalisé que j’ai gagné. Je pense que je vais davantage me rendre compte de ma victoire maintenant que la finale a été diffusée et que tout le monde le sait. Je ne le dis jamais mais, cette fois, je suis fière de moi. Beaucoup de gens m’envoient des messages et ça me touche énormément.
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Comment s’est passée cette finale ?
Ça a parfois été chaud avec quelques moments de tension. Une fois, alors qu’on envoyait les assiettes, on a dû tout remballer parce que les autres n’étaient pas prêts. Et puis, Victor et Léa ont aussi commencé à s’embrouiller. J’ai dû leur rappeler que c’était la finale. Je sais que ça a été très difficile. Je suis très exigeante avec moi-même et avec les autres. Je leur ai mis la pression et on a travaillé comme des zinzins. Théo était malade. Donc, ça a été compliqué, mais tout le monde s’est vraiment donné à 200%. Le soir même, j’en ai pleuré parce que c’était ma finale mais ils ont travaillé comme si c’était la leur.
Avec Hélène Darroze, on s’est comprises tout de suite
Viviana PisacaneUn petit mot sur Hélène Darroze avec qui vous avez eu un lien évident…
Je l’adore, il y a des choses qu’on ne peut pas trop expliquer mais qui se ressentent. On s’est comprises tout de suite, un regard suffisait entre nous. Elle a cru en moi avant tout le monde, comme ma mère. C’est incroyable.
Comment avez-vous vécu son coaching à partir des quarts de finale ?
Mentalement ça a tout changé parce que c’est un soutien. Quand elle vous dit : « C’est très bon », c’est rassurant. Car, avant, il y a pas mal de fois où je n’étais pas sûre des plats que j’envoyais et qui plaisaient finalement beaucoup aux chefs.
Le concours était sans brigade cette année. Est-ce une fierté supplémentaire d’avoir tracé votre chemin seule ?
Certains disent que je suis la chouchoute d’Hélène Darroze. Mais je suis arrivée jusque-là toute seule en participant à cinq épreuves éliminatoires. Ça n’a pas été tout rose. C’est une fierté, bien sûr, d’avoir mené ce parcours seule, mis à part le dernier pas que j’ai fait en étant coaché par la cheffe.
À quel moment avez-vous eu le déclic ?
Lors des premières épreuves, on travaillait souvent en binôme. Ce n’est pas facile d’adapter sa recette à quelqu’un dont on ne connaît ni le travail ni le caractère. Je ne veux jamais écraser les autres donc j’ai parfois laissé plus de place aux recettes de mes partenaires et, à chaque fois, on terminait en épreuve éliminatoire. Je me disais que j’étais le chat noir. Au Peninsula, j’ai gagné seule avec mon omelette qui est un plat technique. Je me suis dit «C’est maintenant que commence mon parcours». Cela m’a fait plaisir de prouver aux autres que j’avais ma place.
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Comment était l’ambiance ? Y avait-il beaucoup de compétition entre les candidats ?
Il y a eu une bonne ambiance durant le tournage mais c’était un concours très chaud. Même si tout le monde faisait en sorte de s’entendre, cela restait quand même une compétition.
Quel est votre meilleur souvenir ?
La Boîte noire parce que je pense que ce défi m’a permis de mettre en valeur mes qualités de cuisinière. J’étais avec Abou, Hélène Darroze et Philippe Etchebest et ça m’a vraiment rapproché d’eux.
Quel est votre pire souvenir ?
C’est la demi-finale avec l’épreuve du pigeon initiée par Victor. Mon pigeon a explosé parce que je l’avais trop farci. Je me suis dit que je n’irai pas en finale à cause de ce pigeon. Et la cheffe Darroze m’a dit : « Tu dois servir quelque chose ». Et si elle n’avait pas été là, je n’aurais rien servi parce que j’avais honte. Le lendemain, j’étais encore dégoûtée. J’ai pleuré toute la nuit pour ce pigeon (rires).
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Comment avez-vous appréhendé la présence des caméras ?
Au début, je les voyais beaucoup et puis, au final, je les ai oubliées. Par contre, les journalistes posaient énormément de questions. Parfois, j’avais juste besoin de cinq minutes pour me concentrer et ils ne me les donnaient pas. Donc, ça, c’était très difficile. Se concentrer, travailler et parler dans une langue étrangère, c’était compliqué.
Qu’allez-vous faire de l’argent que vous avez gagné ?
J’aimerais acheter une maison et m’installer un peu plus dans ma vie. Après, il faut que je trouve ! J’aimerais aussi ouvrir un autre établissement pour proposer des polpettes car tout le monde me les demande. Je suis une femme de projets, chaque jour j’en ai un différent !
Quel lien avez-vous gardé avec les chefs ?
J’ai le portable de la cheffe Darroze et Philippe Etchebest m’a dit qu’il passerait au restaurant. Il y a un lien qui s’est créé avec lui aussi. Ce sont deux personnes géniales.
Comment vivez-vous la notoriété ?
On me reconnaît dans la rue, c’est bizarre. Parfois, je vais faire les courses et je vois les gens qui me regardent avec insistance. Même au restaurant, certains clients sont embarrassés de me parler, ils me disent qu’ils sont honorés mais je leur réponds que je suis une personne simple.
Seules trois femmes ont remporté «Top Chef» avant vous, est-ce une fierté supplémentaire ?
Pour moi, c’est super important. Et aucune Italienne n’avait gagné «Top Chef» en France. Être la première, ça me fait encore plus plaisir. Je suis contente de montrer que j’ai gagné, non pas parce que je suis une femme, mais parce que j’ai du talent.


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