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La décision du Réseau de santé Vitalité de réaffecter du personnel dans la région du Restigouche préoccupe vivement le Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick (SIINB).
Le service des urgences à Campbellton manque considérablement d’infirmières immatriculées. Vitalité a demandé à trois infirmières praticiennes de renoncer à leur pratique à Dalhousie et de travailler aux urgences à Campbellton en tant qu’infirmières immatriculées, déplore la présidente du SIINB, Paula Doucet, en entrevue.

Paula Doucet, présidente du Syndicat des infirmiers et infirmières du Nouveau-Brunswick. (Photo d'archives)
Photo : Daniel Saint-Louis/SIINB
Mme Doucet dit avoir compris que ces trois infirmières doivent commencer à exercer ces fonctions à l'Hôpital régional de Campbellton dès dimanche. Elle se fait du souci pour tous les patients concernés.
D’une part, Paula Doucet estime qu’environ 700 patients dans la région de Dalhousie auront temporairement des fournisseurs de soins primaires différents. D’autre part, certaines de ces infirmières praticiennes se sentent peut-être mal à l'aise de travailler à Campbellton.
J’espère seulement que Vitalité annule sa décision et envisage d’autres options, souligne Paula Doucet.
Selon elle, Vitalité pourrait vérifier dans son réseau si des infirmières immatriculées se porteraient volontaires pour travailler temporairement à Campbellton, et s’il est possible d’affecter aux urgences des infirmières immatriculées qui travaillent déjà dans un autre département de cet hôpital.
Nous croyons que les diverses options n’ont pas toutes été envisagées.
Vitalité veut se faire rassurant
Notre priorité est d'assurer la sécurité des patients et le maintien des services cliniques critiques et essentiels dans la région du Restigouche, souligne la PDG de Vitalité, la Dre France Desrosiers, dans une déclaration écrite transmise à Radio-Canada.
Il aurait été irresponsable de fragiliser un service d'urgence aussi essentiel ou de risquer son interruption, tandis qu’il était possible de prendre des mesures pour éviter cela, explique-t-elle.

Dre France Desrosiers, PDG du Réseau de santé Vitalité. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue
Certains employés provenant d’autres régions aident déjà volontairement cet hôpital depuis l’été, tandis que de nouveaux employés à Campbellton poursuivent une formation avancée, selon la PDG.
Pour compléter cette formation et stabiliser durablement le service, nous devons compter sur le redéploiement temporaire de quelques employés. Ces mesures sont nécessaires pour traverser cette période de transition et maintenir l'accès aux services essentiels.
Quant aux soins primaires, le modèle collaboratif permet d'assurer la continuité des soins et de limiter les répercussions sur les patients concernés, estime la Dre Desrosiers.
Vitalité, ajoute-t-elle, souhaite travailler avec les syndicats pour trouver des solutions. Toutefois, demander simplement l'arrêt de ces mesures temporaires, sans proposer de solution permettant de maintenir les services critiques, ne répond pas à notre responsabilité envers la population.


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