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Par Augustin Moriaux
Publié le 25/09/2026 à 06h30, mis à jour le 25/09/2026 à 10h03
Dans un nouvel épisode de La France de Fourquet (Le Figaro TV), le sondeur le plus lu du pays revient sur un demi-siècle de déclin de la matrice catholique. Irréversible ? Rien n’est moins sûr tant «il se passe quelque chose dans cette jeunesse catholique» qui ne se cache plus.
Et les Marie s’en sont allées. Le prénom de la Vierge était donné à une petite fille sur cinq en 1900, jusqu’à quasi disparaître aujourd’hui (0,3% des naissances), remplacé dans un premier temps par les prénoms composés à partir de Marie - prémices de la «customisation des prénoms» aujourd’hui à son paroxysme - puis par les «pop stars» - Brigitte (Bardot), Sylvie (Vartan) et Nathalie (en référence à l’album éponyme de Gilbert Bécaud paru en 1964). Même sort pour Jean - référence à Jean le Baptiste - devenu Jean-Philippe, Jean-Michel, etc.
Le pape Léon XIV écumera sans doute un «blanc manteau d’églises», selon la formule consacrée et propre à la France, dont la géographie et la toponymie chrétiennes sont incontestables. «La matrice chrétienne est toujours très présente. On ne compte plus les villages comportant les termes : Saint, Sainte, Trinité, Église, Abbaye», rappelle Jérôme Fourquet sur Le Figaro TV . Mais le souverain pontife ne risque-t-il pas pour autant de n’observer que des «vestiges sans effectifs» ? Le nombre de catholiques français est en effet en chute libre depuis cinquante ans et la dynamique démographique ne paraît pas s’inverser.


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