NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Des clients des magasins Village des Valeurs de Windsor, en Ontario, s’indignent des prix élevés des articles, notamment des habits. Selon plusieurs témoignages, les tarifs de certains biens pourtant d’occasion sont presque équivalents à ceux de produits neufs de la même marque.
Hamza Bouitelane, résident de Windsor, se promenait d’un magasin à l’autre lors de la période des soldes, il y a trois mois.

« Pourquoi je vais acheter un article donné qui a été utilisé au même prix qu’un article neuf? », s’interroge Hamza Bouitelane.
Photo : Radio-Canada / Gabriel Nikundana
Par coïncidence, j’ai trouvé le même article, la même marque Under Armour à 25 $, raconte-t-il.
Selon lui, le même habit neuf dans un magasin de la place revient à 30 $. La différence est de 5 $, fait-il remarquer.
Si on te donne un article, pourquoi le vends-tu au même prix qu’un article neuf?
Soussi Nabil a connu la même expérience.
Selon lui, il a vu des vestes dont les prix varient de 40 $ à 50 $. Pour des vêtements donnés, c’est un prix fou, insiste-t-il. Je n’étais pas content pour les prix, là, dit-il.
Les prix des [vêtements] de marque ont augmenté. C’est fou.
Il a décidé de ne plus magasiner dans le Village des Valeurs.
Je préfère acheter des vêtements neufs que des vêtements anciens à des prix abordables, tranche-t-il.

« Je trouve des soldes à 50 $, 70 $ par exemple, mais on va au Village des Valeurs des anciens vêtements à ce prix-là. C’est inacceptable », dit Soussi Nabil.
Photo : Radio-Canada / Gabriel Nikundana
Zakaria Chemzari, président de l’Association des Marocains de Windsor, a l’habitude de magasiner au Village des Valeurs et dans d’autres magasins qui offrent des services abordables pour les nouveaux arrivants.
On avait des choses auparavant entre 5 $ et 10 $ alors que maintenant on les a à 20 $, raconte-t-il.
Il affirme que son organisation n’arrive plus à aider les familles nouvellement arrivées à Windsor.

« Pour nous, on n’arrive pas à trouver une explication qui peut justifier une augmentation des prix d’un organisme qui était censé aider », souligne Zakaria Chemzari, président de l’Association des Marocains de Windsor.
Photo : Radio-Canada / Gabriel Nikundana
Avant COVID on avait des chemises à 1 $, 2 $, ou 3 $, des pantalons à 4 $ ou à 5 $. Il y avait même des vestes qu’on pouvait avoir à 10 $ à 15 $ tout ça. [...] Ce qui était avant, par exemple à 1, 2, 3 $, c’est à 7 $, voire à 10 $, note-t-il.
Le Village des Valeurs, magasin à but lucratif, incite les personnes à donner leur linge en leur affirmant que cela représente une bonne action.
Une erreur d’étiquetage possible
Selon le Village des Valeurs, chaque magasin trie, évalue et étiquette environ 37 000 articles différents chaque semaine.
Nous encourageons les clients à s’adresser à un responsable de magasin s’ils estiment qu’un article a été affiché à un prix erroné par inadvertance, afin que nous puissions résoudre le problème rapidement, note Village des Valeurs dans un courriel.
L’entreprise assure qu’elle reste attentive au rapport qualité-prix et compare régulièrement les prix à ceux d’autres magasins d’articles d’occasion afin de garantir la compétitivité et l’accessibilité aux communautés.

Selon le Village des Valeurs, chaque magasin trie, évalue et étiquette environ 37 000 articles différents chaque semaine.
Photo : Site web du Village des Valeurs de Windsor
Avec un prix de détail moyen inférieur à 7 $, nous pensons respecter cet engagement, affirme l’entreprise.
Selon Chedrak Chembessi, professeur adjoint en économie et innovation sociale à l’Université de l'Ontario français et spécialiste en économie circulaire, la problématique de l’inflation ou de l’augmentation des prix de produits de seconde main n’est pas nouvelle.
Qu’on le veuille ou pas, on est dans une dynamique de l’offre et de la demande, explique-t-il.
M. Chembessi rappelle que toutes les entreprises spécialisées dans les produits de seconde main ne sont pas à but non lucratif et se garde d’en citer quelques-unes.
Il ne faut pas faire de l’économie circulaire en reproduisant les mêmes inégalités économiques que l’inégalité sociale que l’on peut observer sur le marché classique.
Le fait de vouloir réaliser des profits suggère de pratiquer des prix qui permettent d’avoir des marges bénéficiaires assez conséquentes, explique-t-il.
Il rappelle que, selon une enquête, les entreprises évoquent la hausse des loyers, les coûts logistiques liés au traitement des produits et l’augmentation des salaires des employés qui sont répercutés sur les prix des articles de seconde main.

Chedrak Chembessi est professeur adjoint en économie et innovation sociale à l’Université de l’Ontario français et spécialiste en économie circulaire.
Photo : Avec l’autorisation de Shedrak Chembessi
Selon ses analyses, lorsque les consommateurs se portent sur des produits de seconde main, ils s’attendent à ce que les prix soient abordables.
Il n’en est pas le cas. C’est une question complexe qu’il faut analyser dans tous les sens, sur le plan économique, de l’offre et de la demande…, constate-t-il.
M. Chembessi s’interroge sur la nécessité de réguler le secteur du reconditionnement ou de la vente de produits recyclés.


1 month_ago
30



























.jpg)






French (CA)