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Après de nombreuses médailles et un record du monde remportés en mai, les athlètes du Jump rope club de Nailloux se préparent désormais aux championnats d’Europe. Reportage.
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Par Angélique Passebosc Publié le 6 août 2026 à 2h40
Ils reviennent souvent de leurs compétitions les poches remplies de médailles et auréolés de titres. Mais c’est cette fois une véritable razzia que les jeunes athlètes du Jump rope club de Nailloux ont opéré, en mai dernier, au championnat de France. Revenant de Nantes – où se tenaient les épreuves de corde à sauter – avec pas moins d’une soixantaine de breloques, tout métal confondu, autour du cou et, surtout, un record du monde en Double dutch vitesse pour l’une des équipes féminines du groupe. Une belle revanche sur les championnats du monde 2025 où ces derniers n’avaient malheureusement pas réussi à s’illustrer comme ils l’auraient souhaité. Autant de performances qui ont permis à 11 de ces sportifs lauragais – cinq juniors (12-15 ans) et six seniors (16 ans et plus) – de décrocher leur ticket pour les championnats d’Europe qui se tiendront du lundi 10 au mardi 18 août, en Norvège. Avec des objectifs clairs en tête : monter sur le podium et battre une nouvelle fois le record établi dans cette épreuve où deux longues cordes à sauter sont utilisées. D’ici là, place à la préparation et aux entraînements – pour le moins intensifs – auxquels la rédaction de Voix du Midi Lauragais s’est justement invitée, par une chaude après-midi de début juillet.
Une compétition de haut niveau
17 h. Le soleil a beau progressivement descendre dans le ciel, la chaleur qu’il diffuse sur tout le pays – et plus particulièrement dans le Lauragais – en ce début du mois de juillet est encore accablante lorsque les élèves de Bree Maraux passent la porte semi vitrée du gymnase Condorcet. Les températures sont élevées à l’extérieur comme à l’intérieur du bâtiment intercommunal. Pas question cependant de faire l’impasse sur l’entraînement du jour. Ni sur les suivants, d’ailleurs. « Il reste très peu de temps avant les championnats d’Europe. Il faut être ciblé à 110 % sur votre travail », assène la coach et fondatrice du Jump rope club de Nailloux. « On cherche maintenant à faire des entraînements sans erreur », nous explique-t-elle, les yeux rivés sur ses athlètes.


Mais enchaîner les figures et répéter les chorégraphies sous la canicule n’a rien d’évident. Quelques faux pas viennent d’ailleurs s’immiscer dans les séquences répétées ce jour-là. Bree secoue la tête, essaie de motiver les troupes, de les bousculer un peu, aussi. On la sent légèrement agacée par certains faux pas : dans un mois, ces 11 athlètes – ils sont dix présents en cette fin d’après-midi – se retrouveront « face à de vrais concurrents ». « Les meilleurs, ce sont les Belges, pointe la coach. Le jump rope est le quatrième sport, chez eux. Les Danois, les Suédois et les Hongrois sont également très forts. »
Des athlètes que les Naillousains espèrent bien coiffer au poteau. Du moins sur certaines spécialités. « Nous serons sûrement le club qui participera au plus grand nombre d’épreuves, renseigne Bree. En moyenne, nos sauteurs et tourneurs concourront sur cinq ou six épreuves chacun, mais d’autres seront engagés sur dix. » Des épreuves de vitesse et chorégraphiées (Freestyle) en Double dutch ou Corde simple, individuelles ou en équipe.
Un record du monde à battre une deuxième fois
Et bien que la concurrence soit relevée, les chances de médailles – voire de titres – sont bel et bien là. En mai, l’équipe féminine de Double dutch vitesse composée de Sharleen Tran, Gwenaelle Maraux et Lou Aubree s’est illustrée en battant le record du monde : 228 appuis du pied droit comptabilisés en une minute contre 225 pour le précédent record établi par les athlètes chinoises. « C’est une belle reconnaissance de leur travail, mais je sais qu’elles sont capables de faire plus », commente avec ambition Bree Maraux.

« Ce record, on l’a déjà battu lors d’un dernier entraînement (la performance n’est cependant pas comptabilisée puisqu’elle doit être réalisée lors d’une compétition et le résultat homologué, NDRL), alors l’objectif pour ces championnats d’Europe, c’est de le battre à nouveau et d’avoir la médaille d’or », confirme Gwenaelle.
Les filles travaillent dur pour cela. « Il faut beaucoup s’entraîner pour faire du haut niveau. C’est très cardio. D’ailleurs, en Double dutch vitesse, on regarde surtout le sauteur, mais les tourneurs sont tout aussi importants car ils permettent de garder le rythme », admet volontiers leur instructrice. Et il suffit de quelques démonstrations pour se rendre compte de l’endurance nécessaire pour pouvoir sauter à la corde, enchaîner les figures ou réaliser le plus de sauts possibles en un temps réglementé.
« Ils sont tous assez autonomes et s’entraident beaucoup. Ce sont d’ailleurs eux qui créent la plupart des chorégraphies et comme plusieurs sont juges au championnat de France, ça aide pas mal, sourit Bree Maraux. Mais au final, c’est moi qui prends les décisions car il faut savoir doser et arbitrer, renoncer à certaines figures pour se concentrer sur le reste de la chorégraphie et livrer une meilleure prestation. »
Vers un statut de sportif de haut niveau ?
La fondatrice du Jump rope club de Nailloux – qui compte aujourd’hui 115 licenciés, âgés de 7 à 22 ans – nourrit également une tout autre ambition pour ses athlètes : « Il y a beaucoup d’enjeux dans ce genre de compétition car on pourrait décrocher le statut de sportif de haut niveau, reconnu par le ministère. C’est quelque chose d’importants et qui pourrait aider certaines filles qui font encore des études à bénéficier d’horaires aménagés pour pouvoir s’entraîner, contrairement à aujourd’hui où leurs journées sont longues et chargées et où tout s’enchaîne. »

Une dernière démonstration avant la compétition
Certains ont peut-être déjà eu la chance de les voir s’exprimer dans leur discipline sportive – qui s’avère parfois être un véritable art -, les sauteurs et tourneurs du club naillousain ayant récemment multiplié les apparitions publiques afin, notamment de récolter des fonds pour leur déplacement en Norvège. Une façon aussi de faire parler d’eux et de répandre encore un peu plus la culture de la corde à sauter – qui se « développe petit à petit » dans l’Hexagone, selon Bree Maraux – sur le territoire.
Avant de s’envoler pour les championnats d’Europe où ils espèrent performer, les athlètes lauragais ont livré une dernière démonstration publique de leur sport lors de la fête locale de Caignac (dimanche 2 août).
Infos pratiques
Plus de renseignements sur le Jump rope club de Nailloux sur le site Internet de l’association, sur ses pages Facebook et Instagram ou par mail à [email protected]
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