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Plusieurs personnes interpellées en marge des célébrations de la victoire du Paris Saint-Germain se sont vues condamner à des peines allant jusqu’à six mois ferme.
Les comparutions immédiates ont début ce lundi 1er juin pour les personnes interpellées en marge de la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des Champions ce week-end. Plusieurs hommes ont été jugés par le tribunal correctionnel de Paris pour outrage à agent, vol, violences ou encore détention et transport de mortiers.
Au total, 225 majeurs ont été placés en garde à vue dans la capitale à la suite de débordements survenus après la victoire. Une quinzaine d’entre eux devait être jugés dès ce lundi dans l’une des trois salles du tribunal dédiées aux comparutions immédiates. Une quatrième salle sera ouverte mardi pour faire face à l’afflux de dossiers liés à ces troubles, selon la présidence du tribunal.
Pour le parquet, il convient de sanctionner lourdement les faits, commis dans « un véritable contexte de violences urbaines », avec « de très nombreuses violences commises à l’égard de fonctionnaires de police », chargés de la sécurisation des festivités.
Douze mois de prison dont six avec sursis pour rébellion
« Aujourd’hui, votre tribunal correctionnel devra rappeler un interdit fondamental : celui de ne pas s’en prendre à ceux qui sont chargés de cette mission de service public », tonne le procureur, qui requiert des peines de 6 mois ferme à 10 mois de prison avec sursis contre les trois premiers prévenus qui comparaissent dans sa salle.
Les profils sont divers : Raphaël D., 22 ans, interpellé place Saint-Michel alors qu’il roulait à vélo pour rentrer chez lui après avoir regardé le match avec des amis, comparaît pour outrage et violences sur un policier, le tout en état d’ébriété. Dans le box, il reconnaît avoir fait un doigt d’honneur à des agents après avoir reçu une salve de gaz lacrymogènes. Mais il réfute avoir commis des violences volontaires, expliquant s’être juste débattu pour récupérer ses Airpods, alors qu’on l’avait fait tomber de son vélo.
Un des policiers l’ayant interpellé, qui souffre d’une entorse, s’est vu prescrire un arrêt de travail de cinq jours. Le tribunal requalifie les faits en rébellion, et le condamne à douze mois de prison dont six avec sursis. Les six mois ferme pourront être aménagés par un juge de l’application des peines.
Dix mois de sursis pour vol, outrage et violence sur un policier
Après lui est jugé Hichem S., 20 ans. Cet Algérien, qui vit et travaille dans le bâtiment en Espagne, comparaît pour le vol du collier d’un supporter de foot qu’il avait pris dans ses bras dans un moment de liesse, mais aussi pour outrage et violence sur un policier. Il a été arrêté près du Champ-de-Mars après une filature, des agents l’ayant repéré alors qu’il déambulait dans la foule.
Pour le procureur, son cheminement est « assez typique d’un certain nombre de dossiers » liés à ces débordements : « Des individus qui viennent de l’étranger afin de commettre des dégradations et des vols. »
Le prévenu dit de son côté, en arabe, être venu à Paris simplement « pour faire la fête avec des amis ». Il admet avoir insulté le policier mais réfute le vol du collier, expliquant que ce dernier avait pu tomber tout seul du cou du supporter alors qu’ils « sautillaient sur place ». Des explications qui peinent à convaincre le tribunal : il est condamné à dix mois de prison avec sursis et à une interdiction du territoire français de cinq ans.
La revente de mortiers « pour arrondir les fins de mois »
Vient le tour d’Amer K., 18 ans, qui arbore un maillot du PSG. Il a été interpellé après qu’aient été retrouvés dans sa voiture une dizaine de mortiers, deux fumigènes, un Taser et deux couteaux. Depuis le box, il reconnaît que tous ces objets étaient dans son véhicule et explique qu’ils étaient destinés « à la revente ».
Le président observe qu’un arrêté préfectoral en interdit la vente ou la remise. Le jeune homme reconnaît avoir « choisi cette solution bête pour arrondir les fins de mois », alors qu’il est en attente d’une réponse pour une transformation de son CDD dans une enseigne de vente en ligne en CDI.
Mais « en aucun cas » il ne souhaitait « détruire ou faire du mal aux agents de police », assure-t-il. Le prévenu écope finalement de dix mois d’emprisonnement avec sursis et à une interdiction de porter une arme pendant cinq ans.


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