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« Je vais être franc avec vous, je ne sais pas ce que l'avenir leur réserve », a déclaré Lorne Doerkson, premier ministre désigné de la Colombie-Britannique, au sujet des Whitecaps de Vancouver au lendemain de son élection samedi dernier. Depuis la mise en vente de la franchise de MLS en décembre 2024, aucun nouveau groupe d'investisseurs ne s'est manifesté pour en prendre le contrôle, au grand désespoir de ses supporteurs.
Propulsé à la tête du Parti conservateur de la Colombie-Britannique à la veille du déclenchement des élections provinciales anticipées, Lorne Doerkson n'a eu que très peu d’occasions de s’exprimer sur l’épineux dossier des Whitecaps.
Le dimanche 25 octobre, lors de sa première conférence de presse après son élection à la tête de la province, il a expliqué que son plan était d’avoir une discussion avec les Whitecaps, mais a reconnu qu’il ne savait quelle en serait l’issue.
Au début de 2026, une renégociation du contrat liant Pavco, l’entreprise publique qui gère le stade BC Place, et les Whitecaps avait permis d’apporter 1,5 million de dollars supplémentaires en revenu au club.
Malgré cela, la direction du club de soccer tire la sonnette d’alarme au sujet de ses revenus.
En février dernier, le directeur général des Whitecaps, Axel Schuster, avait révélé que les revenus de l'organisation étaient en moyenne moins élevés de 40 millions de dollars par rapport à ceux des autres équipes du championnat nord-américain.
Si on ne trouve pas une solution, les Whitecaps vont trouver des propriétaires ailleurs et il y a de grandes chances qu'ils quittent la province, dit Lee Haber, membre du groupe de supporteurs des Southsiders et du collectif Save The Caps.
Croyez-moi quand je vous dis que la Colombie-Britannique adore les Whitecaps!
Pendant la campagne électorale, ce rassemblement de partisans inquiets pour l’avenir de leur club a adressé une lettre ouverte à David Eby, candidat du Nouveau Parti démocratique, et premier ministre de la province jusqu’ici, et à Lorne Doerkson, les invitant à répondre à trois questions sur l’avenir des Whitecaps.
Le candidat conservateur n’a pas répondu à cette lettre. Le Parti conservateur n’a pas non plus répondu à une sollicitation de Radio-Canada au sujet de son plan d’action pour empêcher un déménagement de l’équipe.
Lueur d’espoir
Cette campagne a été vraiment très courte, les deux partis ont été très occupés, affirme Lee Haber, qui se dit tout de même moins inquiet pour son club depuis l’élection du Parti conservateur.
Chez certains supporteurs, l’arrivée d’un nouveau gouvernement, perçu comme plus libéral sur le plan économique, laisse espérer que les Whitecaps pourraient avoir plus de contrôle sur le stade BC Place.
Les libéraux de la Colombie-Britannique, dont s'inspirent aujourd'hui largement les conservateurs de la province, étaient très favorables à la vente massive des biens publics, résume Brennan Dickie, supporteur des Whitecaps depuis l’enfance.
Je ne serais donc pas surpris que le stade BC Place soit sur la sellette. C'est un stade de renommée mondiale. [..] Je trouve que ce serait dommage pour la province de perdre un tel actif, mais je pense que ce serait formidable pour les Whitecaps ou les Lions de la Colombie-Britannique qu'ils parviennent à l'acquérir, ajoute-t-il.
Dans le championnat nord-américain de soccer, seules quelques très rares équipes ne sont pas propriétaires de leur stade. En décembre 2025, les Whitecaps et la Ville de Vancouver ont signé un protocole d’entente pour explorer la possibilité de construire un nouveau stade pour l’équipe de soccer.
Pour Lee Haber, ce projet n’est que la deuxième étape d’un plan de sauvetage des Whitecaps. Il faut trouver une solution pour BC Place, et puis, après ça, nous aurons plus de temps pour trouver une solution permanente, estime-t-il.


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