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Vers un avenir incertain pour le théâtre amateur à Trois-Rivières?

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Les troupes de théâtre amateur à Trois-Rivières connaissent des difficultés. Le Théâtre des nouveaux compagnons et le Théâtre des Gens de la Place craignent carrément pour leur survie.

Les deux troupes de théâtre déplorent que les coûts de production augmentent de plus en plus, alors que leurs revenus, eux, n’augmentent pas.

C’est une augmentation des coûts qui s’est faite tranquillement, mais ce sont des coûts qui ont triplé dans certains contextes, mais les subventions, elles, continuent de diminuer, explique la présidente du Théâtre des gens de la Place, Marie-Andrée Leduc.

La location des salles de spectacles devient de plus en plus chère pour ces troupes de théâtre depuis que de nouvelles mesures ont été ajoutées par Culture Trois-Rivières. Il faut, par exemple, trois techniciens de scène pour chaque spectacle et trois employés sur place pour surveiller la salle.

Une femme et un homme regardent la caméra en souriant.

Marie-Andrée Leduc, présidente du Théâtre des gens de la Place, aux côtés de Jean-François Pinard, président du Théâtre des nouveaux compagnons.

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Anciennement, on pouvait facilement faire une production avec un seul technicien, un éclairagiste, et on avait la possibilité d’opérer nous-mêmes la partie sonore, mentionne Jean-François Pinard, président du Théâtre des nouveaux compagnons. Pour nous c’est un coût qui change la donne.

La directrice générale de Culture Trois-Rivières, Valérie Bourgeois, explique que les salles de spectacles sont toutes régies par les mêmes règlementations. C’est ça la complexité de la situation, puisqu’on est des salles professionnelles, on est régi, on fait partie d’une mutuelle de la CNESST. Il y a la loi qui a été resserrée en termes de CNESST et c’est pour une question de responsabilité civile aussi, en cas d’évacuation et de santé et sécurité au travail, explique-t-elle.

On a fait nos devoirs. On les a réduits les coûts, lance Marie-Andrée Leduc. On connait des gens qui n’ont pas eu de portes françaises dans leur salon pendant deux semaines parce qu’elles étaient sur scène. Tout ce qui était costume, décor, on a coupé.

On a des frais qui ne s’élèvent même pas à 1000 $ pour réussir à faire les spectacles qu’on présente, mais après ça, le reste des coûts de technique et tout ça, c’est là qu’on est égorgé.

Pour les troupes amateures, Jean-François Pinard explique que le seul avantage attribué est celui d’avoir une diminution de coût pour la location de la salle, mais pour la salle Louis-Philippe-Poisson, dit-il, ça représente 30 $ environ

À titre d’OBNL, leurs revenus sont générés par la vente de billets, mais, dans le contexte actuel, la situation demeure difficile.

On ne subvient plus à nos besoins le public est là, il est fidèle, mais ne va pas en augmentant, ajoute-t-elle.

En entrevue à l’émission Fin PM, les présidents des troupes ont répondu à savoir s’ils sentaient que l’avenir de leurs activités était en péril. Assurément, ont-ils répondu en coeur. Et ce serait, selon Marie-Andrée Leduc, le cas pour tous les autres organismes d’arts de la scène de Trois-Rivières.

On est très empathique à ça, assure Valérie Bourgeois. Mais je pense qu’en tant que responsable et opérateur des salles, on est un diffuseur quand même, on se doit nous de se soumettre à ces règles-là parce que ce sont les règles à travers le Québec aussi. C’est pas juste appliqué à Culture Trois-Rivières, tous les diffuseurs ont se même type de règle-là.

Elle ajoute que l’absence de salles intermédiaires à Trois-Rivières ajoute à la complexité de la situation. Il n’y a pas ce niveau de salle là qui est semi-professionnel et semi-accessible, dit-elle.

Culture Trois-Rivières dit vouloir être porteur de la solution, mais sa directrice générale estime que la discussion sur l’aide qui pourrait être apportée doit se tenir entre les trois parties, soit Culture Trois-Rivières, les troupes de théâtre amateur et la Ville de Trois-Rivières.

Valérie Bourgeois espère que la ville soutiendra financièrement ces troupes pour assurer leur pérennité, des rencontres ont d'ailleurs eu lieu à cette fin.

D'après les entrevues réalisées à l'émission Fin PM

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