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Les secours et la réparation des dommages pourront être mieux anticipés en cas de vent fort, d’orage violent, d’épisodes de neige verglas et de pluie pouvant provoquer des inondations.
Passer la publicité Passer la publicitéPour l’instant, tous les indicateurs météorologiques sont au vert, malgré les canicules remarquables qui ont touché la France cet été, le nouveau coup de chaleur qui s’annonce dans le sud du pays et avant les probables épisodes méditerranéens (pluies très importantes) à venir qu’il faudra anticiper à cause de la hausse exceptionnelle de la température de la mer cet été. Pendant ce relatif « creux » du début de l’automne (du point de vue météorologique), Météo-France a annoncé, ce 1er septembre, le renforcement de sa vigilance infradépartementale à quatre nouveaux phénomènes : vent, orages, pluie-inondation et neige-verglas. Les vagues de submersions étaient déjà mieux prévues ainsi que les risques d’avalanche localisés à quelques kilomètres.
Ces nouveaux phénomènes pourront être mieux anticipés et seront accessibles à tout le monde via l’application de l’entreprise responsable du lancement des alertes au niveau national et sur le site de vigilance de Météo-France (https://vigilance.meteofrance.fr/fr). Élargie à quatre nouveaux phénomènes, « la vigilance infradépartementale permettra aux services de l’État de déployer au plus près des besoins les moyens de secours et d’intervention », a indiqué dans un communiqué Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur. Les services de sécurité civile et notamment les agents d’Enedis pour réparer le réseau électrique bénéficieront en avance d’informations plus précises pour venir plus rapidement en aide aux populations affectées par ces phénomènes météorologiques.
25 ans de vigilance
Des améliorations rendues possibles par l’affinement du système de prévision Arome, opérationnel depuis 2008 qui a bénéficié de plusieurs améliorations pour assimiler les données, et préciser les anticipations au niveau de quelques kilomètres. Cela fait déjà « vingt-cinq ans que les pouvoirs publics ont mis en place un dispositif de vigilance », rappelle-t-on chez Météo-France après les tempêtes hivernales Matin et Lothar qui avaient traversé le pays en décembre 1999. Puis, en 2011, les vagues de submersion, ont été mieux anticipées, après les vents violents de la tempête Xynthia (février 2010).
En élargissant ces prévisions de vigilance à quatre nouveaux phénomènes (vent, pluie-inondation, orage et neige-verglas) il sera possible de livrer des prévisions à l’intérieur des départements en définissant toutefois une zone qui restera floue, et où le danger restera incertain en raison d’une imprécision des prévisions. Les risques de pluies et de déferlement de vents sur les reliefs pourront être précisés notamment pour le mistral et la tramontane dans le sud de la France. Les améliorations des prévisions seront surtout « sensibles pour les zones littorales et les reliefs », ajoute-t-on chez Météo-France.
Pour 2027, Météo-France espère affiner le risque canicule à l’intérieur de chaque département. Des prévisions d’autant plus nécessaires que « le dérèglement climatique accroît la fréquence et l’intensité de nombreux événements météorologiques », a rappelé Monique Barbut, ministre de la Transition écologique dans un communiqué.


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